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ECHIROLLES DEMOCRATES, UNE EQUIPE A L'ECOUTE DE TOUS LES ECHIROLLOIS !




Approbation du compte-rendu du conseil municipal du 27 septembre 2011 : Nous avons voulu savoir si nous parlions du compte-rendu annexé aux délibérations de ce conseil municipal ou de celui transmis aux présidents de groupe ? Si nous parlions de celui contenu dans notre dossier de conseil, il ne comportait pas les délibérations 7 et 8 et attribuait donc le vote pour la délibération 8 à la délibération 6. Vote qui bien sur n’avait absolument rien à voir et pouvait entrainer de très néfastes interprétations !
Si nous parlions de celui transmis aux présidents de groupe, il comportait toutes les délibérations mais comme toujours ne comportait aucun des échanges. Nous considérons qu’il ne s’agit pas d’un compte-rendu mais d’un simple relevé de conclusions. Nous avons dit ne pas considérer cela digne d’une ville aussi moderne et transparente comme Echirolles.

Pour ne prendre que quelques exemples :

- Pour la délibération n°21 concernant la concertation préalable sur le projet d’aménagement de l’autoroute A 480 n’apparaissait pas notre intervention qui a abouti à la modification de la délibération. D’habitude, on sait qui est intervenu sans savoir pourquoi ce qui amène beaucoup de clarté mais là carrément rien !
- Au moment de la déclaration sur les prêts de la ville, le maire s’était engagé à nous transmettre les informations détaillées. Le fait de ne pas le voir apparaitre dans le compte-rendu expliquait-il que nous n’ayons toujours pas ces informations un mois plus tard ?
- Pour la préparation de ce conseil, nous avions demandé la transmission des informations sur les avenants au chauffage urbain bien en amont de ce conseil. Le maire nous avait rassurés en s’engageant à le faire. De la même façon, le fait de ne pas le voir apparaitre dans le compte-rendu expliquait-il que nous n’ayons pas eu transmission de ces informations en temps utile pour pouvoir faire un travail serein et approfondi ?

Tous ces éléments démontraient une nouvelle fois la nécessité de moderniser cette procédure. Nous avons proposé si le maire ne souhaite pas consacrer plus de temps à la réalisation de ce compte-rendu, qu’il fasse procéder à un enregistrement audio ou vidéo de l’intégralité du conseil pour conserver une trace indiscutable de la réalité des débats. Nous avons ajouté, que dans un souci de transparence, il ne pourrait qu’accéder à notre demande.

Le maire s’est donc engagé à modifier le compte-rendu erroné (c’est la moindre des choses !) et d’étudier la possibilité d’un enregistrement. Qui vivra verra ! J’espère qu’il ne faudra pas vivre trop vieux pour le voir !!!

Vœu pour l’ouverture de véritables négociations dans le conflit actuel qui oppose les facteurs du centre postal d’Echirolles à leur direction :

La poste étant sortie de son conflit le matin du conseil, ce vœu a été retiré. Nous vous laissons tout de même la déclaration que nous aurions pu faire.

« A l’heure où l’Europe est en proie à une crise financière sans précédent, le conflit qui oppose les centres postaux d’Echirolles, Claix et Le Pont de Claix peut sembler disproportionné. Il est pourtant l’illustration parfaite de ce qui se passe dans de très nombreuses entreprises où statistiques et économie de gestion à tout prix sont devenues des leitmotivs prédominants. Pour faire « passer la pilule », on vous rappelle chaque jour que la qualité de service est prioritaire. Combien d’employés se trouvent prisonniers entre l’envie de satisfaire les objectifs, bien souvent irréalisables, et le sentiment de ne pas rendre un service de qualité ? Le vite fait bien fait ne dure qu’un temps, et quand la pression monte le stress ou je dirais plutôt la détresse professionnelle s’accumule. Nos facteurs n’ont même plus le temps de sonner deux fois, ils ont environ 1 min 30 pour livrer un pli recommandé. Les entreprises sont entrain d’essayer de « robotiser » des êtres humains avec les conséquences souvent dramatiques que l’on connait. Nous avons toujours prôné que l’être humain devait être au centre de tout. Remettre de l’humain dans la vie quotidienne, retisser du lien social, prendre le temps de communiquer seront des atouts pour l’avenir à qui saura se les réapproprier et commercialement parlant le client en sera le premier satisfait. Alors pour toutes ces raisons, nous soutenons ce vœu formulé par la municipalité ».

Délibération n°1 : Désignation des représentants au conseil de l’UFR LLASIC de l’université Stendhal

Encore Sylvette ROCHAS (première adjointe, conseillère générale et un peu dans toutes les représentations de la ville…), on a l’impression que ce conseil ne repose que sur quelques personnes. Ou alors, on veut vraiment tout verrouiller ! Comment les socialistes peuvent accepter cela ?

Sur ce constat, nous avons préféré nous abstenir.



Délibération n°4 : Maison des écrits, vacances culturelles automne 2011.

Nous avons exprimé le souhait que ce centre soit d’un autre niveau que celui d’Autrans qui a accueilli la colonie musicale de cet été. De plus, nous avons réaffirmé qu’il ne faudrait pas que le conseil municipal soit considéré comme une simple chambre d’enregistrement. Cette délibération passait le 25 octobre alors que le séjour avait commencé le 23 octobre.
Si le maire nous a donné raison sur le second point, il s’est emporté sur le premier. Comme trop souvent, nous pourrions dire. Il nous a accusées de colporter des ragots. Il en a profité pour nous reprocher de n’être pas allées visiter le nouveau centre de vacances en Savoie. Hors conseil, nous lui avons affirmé que ce n’était pas des ragots puissent que nous avons été témoin sur place. Le Dauphiné Libéré s’était d’ailleurs fait l’écho des grandes réserves sur la qualité du centre exprimées par les parents présents. Cette information a d’ailleurs été confirmée pendant le conseil par notre collègue de l’UMP. Concernant la visite du centre de vacances en Savoie, nous avons précisé que si nous avions pu être présents, c’était pour des impératifs familiaux. Mais, nous l’avons rassuré, nous irons sur place mais en hiver et quand une des classes d’Echirolles sera présente !!!!


Délibération n°17 : Cession à l’EPFL d’un terrain avenue Danielle CASANOVA.

Cette délibération proposait de faire porter cette acquisition par l’EPFL dans le cadre du Programme d’Action Foncière « Habitat et Logement Social ». Nous considérons que ce quartier comporte déjà une très forte proportion de logements sociaux et qu’il ne serait pas opportun de continuer d’urbaniser dans ce sens.
Monsieur le maire nous a affirmé qu’aucune décision définitive n’était prise concernant des logements sociaux.

Nous avons toutefois préféré voter contre. On en reparlera le moment venu !!!

Délibération n°18 : Institution de la taxe d’aménagement sur la commune d’Echirolles et détermination du taux retenu.

Cette délibération prenait une position conservatoire de financement assez prévisible dans la situation financière de la ville. L’argumentaire ne reposait plus sur une décision des communes de l’agglomération pour un taux général de 5%. Il est vrai que la commune de Grenoble semble aller de manière beaucoup plus volontariste vers des taux dérogatoires au 5% par secteur. Nous avons considéré qu’il était plutôt de bon aloi de ne pas s’engager trop rapidement dans des mécanismes très compliqués. Toutefois, nous avons précisé qu’il fallait s’engager dès maintenant sur une vraie réflexion à moyen terme. L’échéance de 2015 arrivera très rapidement.
Il y a un point sur lequel nous nous interrogeons beaucoup. Pourquoi ne pas mettre en place le versement pour sous densité ? Ne pas utiliser cette possibilité ne nous semble pas cohérent par rapport aux orientations de la ville. Cette mesure a été introduite pour éviter l’étalement urbain ou du moins pour en maitriser les conséquences.
Nous voulions donc savoir quelle logique avait abouti à ne pas mettre en place ce versement pour sous densité.

Nous n’avons pas vraiment eu de réponse à notre interrogation. Il semble plutôt que la réflexion n’est pas été menée.

Délibération n°19 : Approbation de la modification n°5 du plan local d’urbanisme.

Le commissaire enquêteur malgré une faible mobilisation fait un certain nombre de remarques suite aux rencontres qu’il a pu avoir avec les habitants.
Il attire l’attention de la ville sur la possibilité de sur densification de la ville en autorisant des constructions à R+11. Il assorti cette remarque d’une nécessité d’ « occuper les logements vacants plutôt que de construire à tout prix ». Nous avions déjà souhaité connaître ces chiffres de logements vacants après avoir constater de nombreuses boites aux lettres sans locataire. Nous n’avions pas pu obtenir ces chiffres. Pourtant une étude récente d’ « Absise » indique que la vacance supérieure à 3 mois pour absence de candidat a augmenté entre 2008 et 2010 avec un taux passé de 0,5 à 1,1% et plus de 700 logements sociaux qui ne trouvaient pas preneur en Isère en mai 2011. Ces chiffres ne concernent pas qu’Echirolles mais on sait que ces phénomènes se concentrent dans les grandes villes accueillant la majeure partie des logements sociaux. Il s’agit donc bien d’un élément à prendre en considération et à intégrer dans les réflexions concernant le développement de notre ville.
Il invite le conseil municipal à se prononcer à l’occasion de l’adoption du projet de modification sur la part de logements sociaux qu’il lui paraît souhaitable pour l’avenir. Le maire considére que cela est hors de propos dans le cadre de cette modification. Nous ne pouvons toutefois ignorer ce que veut pointer le commissaire enquêteur. Proposer de passer à des hauteurs à R+11 pour accueillir des logements sociaux dans des secteurs en accueillant déjà beaucoup comme Surieux pourrait avoir des conséquences importantes pour les secteurs concernés. Il est vrai que le P.L.U ne pose que des principes. Nous voulions tout de même savoir comment la ville va décliner ces principes.

Là aussi, pas de réponse très précise que des bonnes intentions ! « On ne fera pas des tours près de Surieux ! R+11 ne veut pas forcément dire densification au contraire ! Etc …..»Nous, on croit que ce qu’on voit maintenant. Nous avons donc préférer nous abstenir que de prendre cela pour argent comptant.

Délibération n°29 : Attribution de subventions exceptionnelles dans le cadre du F.I.H.

Tout d’abord, nous avons souhaité intervenir sur la forme. Il n’est pas souhaitable d’englober différentes subventions dans une même délibération. De fait, cela revient à dire : c’est tout ou rien !
Maintenant sur le fond, nous n’avions rien à dire sur la subvention accordée à l’Association des Habitants du Sud Ouest d’Echirolles. La participation de la ville portera sur 24% du budget prévisionnel. Concernant la subvention à ALESIAH, nous nous sommes étonnées de voir accorder 1200 euros quand l’association n’en demandait que 1000. Si l’association a besoin de plus de financement, il nous paraissait plus adapté de passer par un autre appel à projet ce qui rendrai les choses plus « visibles ». La participation de la ville même avec 1200 euros porterait sur 21% du budget prévisionnel. Concernant la demande de l’espace fleuri, il n’y avait aucune participation de l’association si ce n’est le produit des ventes (200 euros sur 2900). La participation de la ville porterait sur 93% du budget prévisionnel. Le rôle de la ville est-il de porter intégralement une manifestation associative quelque soit l’intérêt de la manifestation ? Nous ne le pensons pas ! Nous avons demandé donc une baisse de la subvention afin que l’association porteuse participe pour partie au financement de la manifestation. Nous considérions que donner notre accord dans ce sens, donnerait un signe étrange pour les autres associations de la ville.

Le maire nous a donné satisfaction sur la forme et a donc proposé un vote subvention par subvention. Il n’a pas dit un mot sur notre remarque concernant la subvention pour l’espace fleuri (étrange non ???).

Nous avons donc voté pour les deux premières subventions et contre la troisième, pas parce que c’est l’espace fleuri bien sur mais sur le principe !


Délibération n°33 : Délégation de service public du chauffage urbain – Avenant n°6 à la convention et avenant n°4 au cahier des charges

Vous pouvez retrouver notre déclaration sur ce sujet dans le précédent article publié.

Le maire s’est évidemment emporté. Il attendait surement que nous le félicitions. Nous aurions préféré qu’il nous écoute en 2010, nous n’aurions pas perdu une année de plus pour réagir.

Nous espérons que cette fois il relira quelques réflexions de notre déclaration pour continuer le travail initié sans attendre une nouvelle mobilisation habitante.


Le prochain conseil aura lieu le mardi 29 novembre à 18 heures.

Thierry LABELLE
Président du groupe MODEM


Rédigé par Echirolles Démocrates le Dimanche 13 Novembre 2011 à 21:15 | Commentaires (0)
Article du Dauphiné Libéré suite
Dans la suite de cet article, vous découvrirez la vision très particulière de l'information à Echirolles !

Suite à notre intervention, le Dauphiné Libéré a mené son enquête sur la "fameuse" réunion du 17 octobre.
On s'aperçoit que ce que l'on a voulu nous présenter comme une réunion publique était en fait une réunion sur invitation via "les réseaux" de la ville.

Après LAFONTAINE, qui avait écrit "Selon que vous serez puissant ou misérable,
les jugements de cour vous rendront blanc ou noir
." , la mairie invente "Selon que vous ferez partie de ses réseaux ou non, vous aurez droit à l'information et à la participation citoyenne ou pas !!!!."

Décidément, nous sommes à l'opposé de cette vision de la démocratie !

A quand un printemps Echirollois?

Thierry LABELLE
Président du groupe MODEM

cciag_2.jpg CCIAG 2.jpg  (1.91 Mo)

Rédigé par Echirolles Démocrates le Mardi 1 Novembre 2011 à 16:52 | Commentaires (0)

Vous trouverez en fichier joint l'article du Dauphiné Libéré du 27 octobre.

Bonne lecture.


cciag_1.jpg CCIAG 1.jpg  (2.64 Mo)

Rédigé par Echirolles Démocrates le Mardi 1 Novembre 2011 à 16:46 | Commentaires (0)

Conseil Municipal

Vous retrouverez ci-dessous, notre déclaration au sujet de la compagnie de chauffage lors du conseil municipal du 29 octobre 2011:

Le propos liminaire de cette délibération rappelle l’objectif visé dès la fin des années 70 soit l’enjeu de la maîtrise des charges et tout particulièrement de la facture énergétique. On voit, ô combien, l’éloignement pris par rapport à ce noble objectif.

Il est également rappelé que la ville d’Echirolles a contribué au développement urbain sur son territoire notamment en encourageant le raccordement au chauffage urbain de nombreuses nouvelles constructions. La responsabilité de la ville d’Echirolles est donc, de fait, importante et engagée dans le suivi de ce dossier. Lors du vote du précédent avenant, nous avions déjà souhaités activer la sonnette d’alarme, alors que peu de personne ne s’intéressait à ce dossier en ne votant pas cette délibération. Nous n’avions pas été écoutées et en tout cas pas entendues. Nous ne pouvons que nous satisfaire d’une prise en charge enfin politique du dossier. Nous regrettons toutefois qu’il ait fallu une mobilisation importante des habitants pour qu’enfin on ouvre le dossier, qu’on s’y intéresse et qu’on décide d’agir. Attendre deux années de disproportion entre les comptes d’exploitation prévisionnels et le réalisé semble bien long. Pourquoi faut-il attendre à chaque fois que les habitants réagissent avant de prendre les choses en mains ? Le rôle du politique, qui dispose de toutes les informations, n’est-il pas de réagir avant, d’anticiper plutôt que d’essayer de rattraper des situations inacceptables ?

Nous sommes devant un enjeu fort, celui de redonner aux usagers de la compagnie de chauffage un juste prix à leur facture énergétique. Les deux avenants que l’on nous propose font un premier pas dans cette direction mais le chemin à parcourir est encore extrêmement long.

Un certain nombre de points rend cette délibération bien frileuse, incomplète et donc inacceptable :

- Tout d’abord, le cabinet privé consulté pour faire des propositions pour cette nouvelle tarification est le même que celui qui a proposé les tarifs aberrants de 2008. Quel crédit pouvons-nous lui accorder ?
- Rien dans l’avenant ne permet de garantir l’objectif de contenir le résultat net entre 1 et 2 millions d’euros. Aucun mécanisme n’est mis en place pour garantir cet objectif !
- Concernant le tarif social pour les usagers les plus modestes, vous n’exprimez qu’un vœu dans la délibération. Nous considérons qu’il ne s’agit que d’un problème de volonté. Nous devons exiger la mise en place dès maintenant d’un groupe de travail avec l’objectif de proposer un mécanisme avant la fin de l’année 2011-2012 avec mise en place sur cette année par régularisation des sommes payées.
- La nouvelle tarification maintien un abattement sur le R2 en fonction de la puissance tarifaire. De fait, plus l’ensemble est grand moins, on payera par logement. Il s’agit d’une rupture d’égalité devant le service public qui ne manquera pas d’être sanctionnée par les tribunaux. Cela nous confirme que nous ne sommes pas encore revenus à une notion stricte et juste de service public.
- Cette délibération est trop frileuse à notre goût. Vous précisez : « Nous veillerons dès l’exercice 2011-2012 à ce que les discussions se poursuivent de manière à ce que le contrat de concession puisse être revu en profondeur afin de palier de manière durable les difficultés rencontrées depuis 2008. » et « La commune d’Echirolles veillera tout particulièrement à ce que des rencontres annuelles soient organisées avec l’ensemble des associations et des usagers ». Non, nous ne veillerons pas, nous exigerons que ce soit le cas ! Avec une information de tous les usagers, ce qui semble ne pas être le cas actuellement !
- Les communes délégantes doivent se réapproprier ce service public. Elles ne doivent pas convenir de ce rencontrer dans les seuls cas prévus dans la nouvelle rédaction de l’article 16 du cahier des charges de la convention de concession mais pouvoir intervenir sur leurs seules initiatives.
- S’agissant d’un service public, il est indispensable que les usagers soient intégrés sans attendre dans le conseil d’administration de la compagnie de chauffage. La transparence ne doit faire peur à personne mais au contraire être instituée comme une règle.
- Enfin, le simple fait de proposer cette nouvelle tarification revient à reconnaître une surfacturation sur les dernières années. Rien n’apparait sur le remboursement des trop perçus, c’est absolument insupportable !

Nous voyons bien que le compte n’y est pas dans cette délibération. Pas de garantie, pas d’équité, pas de remboursement des trop perçus, pas de véritable vision pour la suite. Nous ne pouvons nous satisfaire de ces propositions. Afin de ne pas bloquer le processus de baisse immédiat du tarif, nous ne voterons pas contre cette délibération. Par contre, nous demandons que nos remarques soient prises en compte et que la municipalité s’engage dans une poursuite très volontariste d’amélioration de cette tarification. Nous sommes prêts à y prendre part. Nous y prendrons part de toute façon d’une manière ou d’une autre.

Pour conclure, il faut déjà réfléchir sur ce qu’il doit advenir de la compagnie de chauffage à la fin des différents contrats la liant avec les communes délégantes. On voit que la forme juridique actuelle ne correspond pas à la notion de service public que nous souhaitons défendre. Il faut donc d’ores et déjà remonter les manches et discuter entre élus des différentes communes concernées. L’argument de ne pas avoir de solutions à proposer ne sera pas acceptable quand le moment sera venu !


Thierry LABELLE
Président du groupe MODEM



Rédigé par Echirolles Démocrates le Vendredi 28 Octobre 2011 à 12:32 | Commentaires (0)


Ce conseil était le premier après une pause estivale de trois mois. L’ordre du jour était peu conséquent et peu de délibérations comportaient de vrais enjeux. Cela nous promet de prochains conseils très chargés.


Décisions municipales : la décision n°2011/56 concernait une étude de faisabilité en vue de la restructuration de l’école élémentaire Marcel David. Elle précisait : « Par ailleurs, il a été demandé au prestataire un troisième scénario de faisabilité des travaux consistant à diminuer les surfaces restructurées afin de diminuer l’enveloppe financière affectée aux futurs travaux. ». Nous avons donc demandé qu’elles étaient les différents scénarii envisagés. Madame l’adjointe à l’éducation nous a affirmé qu’il n’y avait qu’un projet : une restructuration sur deux ans avec tout d’abord la réfection de la partie centrale puis une partie sur une année pendant que les élèves sont dans l’autre et l’année suivante on inverse. On fait donc des études sans avoir de projet en tête, étrange non. Dont acte, nous resterons attentifs.

Présentation de la rentrée : Traditionnellement, l’adjointe à l’éducation a fait le point sur la rentrée scolaire. Elle a précisé que dans le contexte actuel, la situation à Echirolles reste contenue. Pour monsieur le maire, les effectifs sont stables. Nous tenons tout de même à préciser qu’il y a encore 17 enfants de plus scolarisés à cette rentrée soit plus d’une demi-classe ce qui n’est pas rien ! De plus, la progression est plus sensible en maternelle, ce qui provoquera mécaniquement une augmentation en primaire dans les années à venir.
Nous avons souhaité interpellé le maire sur le service minimum d’accueil en cas de grève dans l’éducation nationale. Certes la loi est très contraignante et laisse peu de délais pour réagir, toutefois, nous avons relayé le désarroi de nombreuses familles qui ne savent pas les démarches à effectuer pour en bénéficier. Monsieur le maire s’est engagé à mener une nouvelle campagne d’information à destination des familles.


Délibération n°8 : Demande de subvention au conseil général pour la création du centre du graphisme


A l’occasion de cette délibération, nous avons souhaité rappeler notre position sur la création du centre permanent du graphisme. Nous pensons que la ville n’a plus la capacité financière de mettre en œuvre ce projet actuellement sans remettre en cause des projets plus urgents. Nous avons vu plus haut un éventuel changement concernant la rénovation de l’école Marcel David. Pour nous, il n’y a pas de discussion à avoir, la qualité de nos écoles passe avant un centre européen permanent du graphisme à Echirolles. Le centre du graphisme propose de belles manifestations sans cet outil forcément couteux pour la ville.
Les Verts ont rappelé leur position très proche de la nôtre, préférant une « grande politique de petits travaux ». Le groupe de l’UMP est venu rejoindre cette opposition à ce projet aujourd’hui. Il y a donc eu 11 votes contre ce qui commence à faire beaucoup sur 39 conseillers ! Le maire a dit ne pas souhaiter refaire le débat sur ce centre. Toutefois, il a indiqué que le projet ne changeait pas tant les financeurs extérieurs (Etat, région, département) ne se désengageaient pas. Il ne semble plus si sûr de la faisabilité !!!!!


A l’occasion d’une autre délibération, le maire a souhaité revenir sur l’article paru dans Libération et repris par le Dauphiné Libéré concernant les emprunts toxiques. Pour lui, il n’y a pas de crainte à avoir pour notre commune (Echirolles était classé en jaune). Nous avons deux emprunts structurés dont un chez DEXIA mais qui ne poseraient pas de souci. Il a même précisé que nous avions « gagné des sous avec l’un deux ». Le maire va donc plus loin que la maxime « qui paye ses dettes s’enrichit. ». Pour lui, en empruntant on gagne des sous ! Faut-il lui rappeler le rapport de la chambre régional des comptes sur l’endettement de la ville et combien coûte le simple paiement des intérêts de la dette tous les ans ? Donc pour monsieur le maire, Libération dit n’importe quoi et le Dauphiné Libéré reprend ces informations sans aucune vérification. Il a promis de nous fournir les éléments, nous étudierons tout cela.

Le prochain conseil municipal qui aura lieu le mardi 25 octobre 2011 à 18 h 00.


Important : une réunion publique sur les orientations budgétaires pour 2012 aura lieu le 1er décembre 2011.

Thierry LABELLE
Conseiller municipal
Président du groupe MODEM
Rédigé par Echirolles Démocrates le Mercredi 12 Octobre 2011 à 20:53 | Commentaires (0)


Ce conseil était le dernier avant la pause estivale. Nous avons eu le droit à un conseil très long (plus de 6H30) et bien animé. Nous avons obtenu une interruption de séance de 23H à 23H30 pour étudier un document obtenu de haute lutte (voir le texte sur la délibération 43 ci-dessous). Le maire, comme souvent, s’est beaucoup énervé mais n’a pas répondu à beaucoup de nos interrogations !

En déclaration liminaire, nous avons rappelé que la convocation et les documents de conseil ont été transmis hors délai. En application de l’article L2121-12 du Code Général des Collectivités Territoriales, nous avons demandé au maire de rendre compte de l’urgence.

Le maire n’a pas trouvé d’autres arguments que la tenue de trois conseils municipaux rapprochés. Il a ajouté que les dossiers partis par courrier étaient partis à temps. Pour lui les droits des conseillers n’ont que peu d’importance, l’important c’est d’éviter les recours. Une drôle de façon de voir la démocratie !!!

Décisions municipales : la décision n°2011/97 concernait le mandatement d’un cabinet d’avocats pour défendre la ville dans le cadre d’une affaire liée au SIERZAC dans laquelle la ville de Pont de Claix nous réclame plus de 300 000 euros. Nous trouvons regrettable qu’à aucun moment le conseil municipal n’ait été saisi de cette affaire. Pourtant, une convention lie la ville d’Echirolles et la ville de Pont de Claix concernant le SIERZAC. Il semble que d’une manière unilatérale, le maire est décidé de ne plus payer la compensation due à la ville de Pont de Claix. Cette décision pouvant avoir des conséquences financières et d’image très importantes pour notre commune, nous pensons que le minimum aurait été de saisir de cette affaire le conseil municipal. Nous attendions du maire des informations très précises sur ce différend avec une ville voisine. Le maire s’est contenté de dire que le juge tranchera. Pour lui, depuis la reprise de la SIERZAC par la METRO, il ne se sent plus lié par la convention sans qu’elle n’ait jamais été dénoncée ! Il nous a reproché de prendre la défense de la ville de Pont de Claix. Nous lui avons rétorqué qu’une nouvelle fois, il ne comprenait pas notre démarche. Nous lui avons précisé que nous considérions qu’il fallait passer également par une discussion amiable pour éviter, dans le cas ou son analyse soit contredite par le juge, que la dette de la ville d’Echirolles envers la ville de Pont de Claix ne se creuse de plus de 150 000 euros par an. Il nous a affirmé, qu’à aucun moment, le maire de Pont de Claix ne lui avait proposé par courrier de revoir cette convention !!!

Vœu de la majorité municipale pour l’attribution d’un poste à l’école maternelle Paul-Vaillant COUTURIER pour la prochaine rentrée scolaire: nous avons soutenu cette demande d’attribution de poste sans aucune réserve. Nous avons réaffirmé la nécessité d’avoir des moyens d’encadrement et des espaces scolaires permettant les meilleurs apprentissages possibles. A cette occasion, nous avons souhaité faire remarquer que la baisse des effectifs dans le quartier Ouest n’est pas si inexorable que l’on a bien voulu nous le faire croire encore très récemment. Nous nous félicitons que la municipalité s’intéresse de près à l’école Paul-Vaillant COUTURIER. Nous rappelons que les enfants accueillis en maternelle ont vocation très naturellement à intégrer l’élémentaire dans quelques années. Par conséquent, nous espérons que la ville reverra sa position sur le devenir de l’école élémentaire Paul-Vaillant COUTURIER. Afin de ne pas demander un simple redéploiement de moyens, nous avons souhaité que ce vœu soit également transmis au préfet, représentant de l’Etat dans le département pour l’obtention de moyens supplémentaires. Monsieur le maire, sans vraiment comprendre les compétences de chacun, a accédé à notre demande.



Délibération n°3 : Position de la ville sur le schéma départemental de coopération intercommunale.


La loi de réforme territoriale du 16 décembre 2010, dans son article 37, assigne aux préfets la mission d’arrêter un schéma départemental de coopération intercommunale avant le 31 décembre 2011. Cette loi aura le mérite de clarifier la nomination des conseillers communautaires qui relève aujourd’hui de « petits arrangements entre amis ». Ce schéma doit répondre aux objectifs d’achèvement et de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale. Monsieur le préfet a présenté le projet lors de la réunion de la commission départementale de coopération intercommunale du 22 avril 2011, il l’a ensuite transmis aux maires du département le 11 mai 2011. Il faut tout de même rappelé que tout cela n’est pas nouveau. En effet, en 2006, dans le cadre du schéma d’orientation de l’intercommunalité en Isère, le préfet proposait déjà : « une évolution vers une future communauté urbaine, à l’échelon d’un périmètre pertinent, s’étendant au-delà de l’agglomération grenobloise ». Les communes sont invitées à se positionner face à cette proposition. Il faut rappeler que l’absence d’avis vaut avis favorable. La délibération que l’on nous proposait si elle était critique sur le fond et sur la forme ne tranchait pas clairement pour un avis favorable ou défavorable au projet soumis. Au jeu du ni oui ni non, la municipalité aurait gagné mais nous ne devions pas jouer mais débattre de ce que nous voulions pour notre intercommunalité pour les années à venir.

 Nous avons réaffirmé notre adhésion au principe de la coopération intercommunale.
 Nous avons réaffirmé notre souhait d’une nomination plus transparente des conseillers communautaires.
 Nous avons regretté que cette réforme ne simplifie pas le « millefeuille » institutionnel.
 Nous avons souhaité qu’un temps suffisant soit accordé pour que des échanges puissent exister avec les nouvelles communes ou communautés de communes devant intégrer la métro.

Ces points étant rappelés nous avons émis un avis favorable à la proposition de schéma départemental de coopération intercommunale présenté par monsieur le préfet et donc avons voté contre cette délibération.

Monsieur le maire n’a pas beaucoup apprécié les « petits arrangements entre amis ». Le suffrage universel et la transparence lui feraient –ils peur ? De toute évidence, nous n’aurions pas la même représentation au conseil communautaire si cette règle avait existé en 2008. La peur de perdre des postes est semble-t-il plus forte que le besoin de démocratie directe pour monsieur le maire !!!


Délibération n°9 : Centre permanent du graphisme d’Echirolles. Demande de subventions.

La situation financière de la ville est très difficile pour de multiples raisons. Face à cette situation, la municipalité a modifié ses orientations de début de mandat : abandon de la coupure de la barre de La Luire, vente du centre de vacances de Serre Chevalier, fermeture du bassin extérieur de la piscine, retard dans l’aménagement de la rue Paul Langevin etc … Diriger une ville, c’est savoir prendre des décisions en fonction de l’évolution de la situation. Aujourd’hui, il ne nous semble pas pertinent de poursuivre dans la volonté de créer un centre permanent du graphisme dans les locaux de l’ancienne mairie d’Echirolles. Nous avons souhaité interpeller les Echirollois sur ce sujet, certes à une petite échelle, mais le résultat est sans équivoque. Plus de 75% des gens qui ont bien voulus répondre, ce sont déclarés contre ce centre permanent du graphisme dans les conditions actuelles.

Le centre du graphisme a démontré depuis de nombreuses années qu’il n’avait pas un besoin indispensable de cet outil pour proposer de très belles manifestations sur Echirolles.

Cette délibération était de plus assez contestable sur la forme. On ne parlait que de hors taxes et hors honoraires pour tenter de minimiser le reste à payer pour la ville. Ce reste à payer serait de 750 000 euros d’après la municipalité mais de fait il serait plus proche des 1 300 000 euros selon nos calculs, taxes et honoraires compris. On tentait de nous faire croire qu’on pouvait faire toujours autant avec le même budget avec un équipement de plus à gérer. Est-ce raisonnable ? Au-delà de la construction, la gestion de cet équipement aura un coût certain pour la collectivité. La seule question valable est : dans la situation actuelle, la ville d’Echirolles peut-elle se payer cet équipement nouveau à très court terme sans obérer la faisabilité d’opérations plus prioritaires ? La réponse est évidemment non ! Nous aurions bien aimé voter cette délibération mais nous ne pouvions laisser penser que ce projet est encore possible à l’heure actuelle. Les Verts pourtant dans la majorité municipale ont également voté contre pour des raisons très similaires. Les socialistes, partageant pourtant le constat, ont malgré tout voté pour cette délibération. Quand la solidarité municipale vous lie les mains, on voit de jolis grands écarts.


Délibération n°13 : Quartier Ouest, cession d’un appartement et d’un garage.

Lors de la présentation de la vente de ce logement, nous avions préféré nous abstenir considérant que la procédure mise en œuvre pour la vente n’était certainement pas la meilleure pour en obtenir le meilleur prix. La suite nous démontre que nous avions, malheureusement pour les finances de la ville, eu raison. Nous considérons que le temps perdu dans cette procédure a été préjudiciable aux intérêts de la ville. Si cet appartement avait pu être mis en vente classique pendant plus longtemps, nous aurions peut-être pu trouver meilleure offre. Toutefois, cette mise au point étant faite, nous avons tout de même voté cette délibération qui permettra de faire rentrer quelques euros dans les caisses de la ville.

Délibération n° 24 : Approbation du compte de gestion 2010 du budget principal

Une note de synthèse de 52 pages peut-elle suffire pour nous décrire les comptes administratifs du budget principal, du budget annexe du centre ville et du budget annexe de l’eau ? Certainement pas. Pour ne donner qu’un exemple dès la page 6, nous avions des explications sur l’écart entre le prévu et le constaté. Seul un écart de 360 000 euros était expliqué alors qu’il était de 600 000 euros. A quoi correspondait le différentiel ? Nous attendons toujours la réponse ! Comme l’année dernière et comme l’année d’avant, nous souhaitons revenir sur le poids de la dette. La ville a encore dû emprunter 7 millions d’euros pour équilibrer le budget alors que sur le même exercice le remboursement de capital n’était que de 5 210 000 euros. Certes, il va y avoir un décalage de recettes sur certaines opérations mais il ne faudra surtout pas oublier que ces recettes sont déjà consommées ! Il est bon de rappeler que sur la même période, le remboursement des intérêts d’emprunts malgré des taux très faibles s’est élevé à 1 650 000 euros. En fait, plus de 23% de l’emprunt annuel est consacré au remboursement des simples intérêts. La municipalité se félicite souvent de garder une forte capacité d’investissement à Echirolles, 16 800 000 euros en 2010. Il faut garder à l’esprit que plus de 5 millions euros est « investi » pour le remboursement du capital de la dette soit près de 30% des dépenses d’investissement. Alors, certes « qui paye ses dettes s’enrichit », mais quand de l’autre côté, on emprunte encore plus cela s’appelle creuser la dette. A ce rythme là, la majorité actuelle va laisser la ville dans une situation extrêmement problématique dans trois ans. Nous demandons que le problème de la dette soit enfin pris en compte, que cet état de fait soit au cœur de chaque décision. Pour commencer, nous demandions donc que le résultat global soit affecté intégralement au remboursement de la dette. Autant vous dire que ce n’est pas le choix de la majorité. On a voulu nous rassurer en nous ressortant les chiffres du budget de cette année avec un prévisionnel d’emprunt de 3 500 000 euros. Mais comment les croire ! L’année passé, on nous avait annoncé 5 millions d’emprunt et en fait, on en a emprunté 7. Cherchez l’erreur !!!

Délibération n°43 : Avis de la commune concernant la demande d’autorisation d’exploiter une ligne de peinture au trempé sur le site de GRENOBLE présentée par la société CATERPILLAR.

Le préfet a ouvert une enquête publique et demande un avis aux conseils municipaux des communes proches dont Echirolles. Compte tenu de son importance et de ses incidences sur l’environnement, ce projet est soumis à l’avis de l’autorité environnementale. Cet avis n’était pas joint au projet de délibération. Par courrier déposé en main propre en mairie le lundi matin, nous avons demandé la communication de cet avis. Cet avis ne nous a été transmis que le mardi soir avant le conseil. C’est pourquoi, au moment d’étudier cette délibération, nous avons demandé une suspension de séance de trente minutes pour étudier les documents. Cela a mis le maire et un certain nombre de nos collègues dans une certaine rage. Parce qu’il était déjà 23 heures nous ne devions pas étudier correctement cette délibération importante pour la santé publique ? Pourquoi ne nous avions nous pas transmis ce document plus tôt ? Nous ne sommes pas là que pour faire de la figuration ! Même à 23 heures nous continuons à travailler et à défendre l’intérêt général ! Le maire a donc été obligé de nous accorder cette suspension de séance et nous avons donc pu étudier ces documents.
A la reprise, le maire se contentait de dire que le dossier concluait à une absence de risque. Nous lui avons fait remarquer qu’il fallait préciser de quel dossier il parlait, celui fournit par CATERPILLAR !!! L’avis de l’autorité environnementale et de l’Agence Régionale de Santé est bien moins tranché.
En effet, on peut lire :
- Il convient d’observer toutefois que les rejets diffus de COV des installations existantes ne sont ni qualifiés, ni quantifiés en vue de caractériser le risque. Pourtant il est fait mention, par exemple, de 7 petites machines utilisant du dégraissant et non dotés d’extracteur en toiture.
- De plus les rejets de gaz de combustion n’ont pas été retenus comme traceur de risque parce que les appareils de combustion fonctionnent de manière discontinue ou saisonnière sans que soit précisée une évaluation chiffrée des rejets actuels et projetés.
- Les mesures acoustiques dans l’environnement du site de la société CATERPILLAR mettent en évidence des dépassements d’émergence en période nocturne affectant des zones à émergence réglementée (immeubles situés à l’est du site).
Enfin, l’avis de l’autorité environnementale se terminait par cette phrase : quelques compléments d’informations ont été demandés à l’exploitant par courrier du 22/02/2011. Ils devront être joints au dossier qui sera soumis à enquête publique.
Nous avons exprimé notre étonnement que ces informations n’aient pas été communiquées aux communes pour qu’elles puissent émettre leur avis. Nous n’imaginons même pas que l’on n’ait pas voulu nous les communiquer !!!

Nous irons voir les documents de l’enquête publique. Dans l’attente, nous avons préféré nous abstenir tout comme nos collègues des Verts et l’élue Lutte Ouvrière.


Délibération n°47 : Soutien de la ville sur le choix par l’association EVADE du centre de Notre Dame du Pré

Quand nous avons eu les documents de conseil, cette délibération n’était accompagnée d’aucun document. Des documents ont été déposés postérieurement dans les bureaux sans que nous en ayons été informés. Ces documents répondaient à certaines de nos interrogations mais il en restait un certain nombre. La municipalité réaffirmait sa volonté de voir 30 classes partir en classe de découverte par an mais quelle répartition entre mer et montagne ? Rappelons que cela correspond tout de même à une baisse de 20% par rapport à il y a deux ans. A quelle période auront lieu les départs à la montagne ? On nous a présenté ce centre et on nous demandait d’approuver ce choix mais nous n’avions aucun élément sur les autres propositions ? Bien entendu, nous n’avons aucune des réponses à ces questions !!!

La note d’EVADE accompagnant ces documents était très intéressante sur la gestion passée du centre de Serre Chevalier. On pouvait y lire noir sur blanc : une mauvaise gestion de la capacité d’accueil, une incapacité à trouver des partenaires pour optimiser l’occupation du centre sur l’année, une gestion très contestable du personnel entrainant des frais de gestion importants. Il est difficile d’admettre qu’une ville comme Echirolles avec sa « force » administrative fasse moins bien qu’une association au point de devoir vendre une structure. Tous les « nostalgiques » de ce centre apprécieront !!!

Le maire s’est contenté de dire que nous enverrons plus de classes que les autres villes. Certes, mais nous en enverrons moins qu’avant. C’est un fait irréfutable.

Délibération n°48 : Tarifs de la pause méridienne


Notre intervention en commission ayant semble-t-il été entendue mais pas comprise, nous avons souhaité renouveler notre question auprès du conseil municipal. Les tarifs de la pause méridienne pour les enfants souffrant d’allergies alimentaires faisant l’objet d’un P.A.I en restauration scolaire sont calculés suivant le quotient familial. Le règlement de la restauration scolaire stipule d’ailleurs : « qu’en fonction de la gravité de l’allergie, le P.A.I peut être accompagné d’un panier repas à la charge des parents sans modification de tarification. ».

Nous souhaitions interpeller le conseil municipal sur cette double peine infligée aux parents d’enfants allergiques. La plupart des services de restauration applique un tarif forfaitaire intégrant les coûts de service et de garde, celui-ci peut-être décliné en fonction du quotient familial (ex : commune de Livron sur Drôme). Pourquoi continuons-nous à facturer le coût d’un repas complet ?

Mme MADRENNES adjointe à l’éducation a, comme en commission, voulu repousser cette suggestion. Puis le maire devant nos arguments, c’est engagé à faire une étude sur d’autres communes et à le mettre en place si cela n’est pas trop compliqué.

Nous prendrons part à cette étude pour trouver une solution équitable pour les familles.


Le prochain conseil municipal qui aura lieu le mardi 27 septembre 2011 à 18 h 00.

Thierry LABELLE
Conseiller municipal
Président du groupe MODEM


P.S: pour ceux qui ont pu lire le compte-rendu paru dans le Dauphiné Libéré, cherchez l'erreur !!!

Rédigé par Echirolles Démocrates le Lundi 4 Juillet 2011 à 22:27 | Commentaires (0)

Conseil Municipal

On touche le fond !


Le conseil municipal du 29 mars avait à son ordre du jour le vote du budget. Nous devons dire que, pour la première fois, nous n’avons pas été déçus à la vision de cette proposition de budget. Tout y était ! Tout ce que nous avions pu signaler comme inquiétude ou incohérence lors du débat d’orientation budgétaire se retrouvait dans ce projet de budget.

Une absence de volonté forte dans la maitrise de la dette (plus de 65 millions d’euros), la vente massive des actifs de la ville (pour plus de 4 500 000 euros), une augmentation forte de la pression fiscale (plus de 5% pour l’année prochaine). Nos inquiétudes ont été renforcées par la négation de certaines évidences.

Dans le contexte actuel, est-il raisonnable de faire peser sur les familles, déjà meurtris par la crise et le blocage des salaires, une augmentation de plus de 5% des taux de la fiscalité locale ? Est-il prioritaire de se lancer dans une opération de prestige comme la réalisation d’un centre européen du graphisme à Echirolles ? Tout cela pour la modeste somme de 2 800 000 euros !

Dans le même temps, on décide de vendre le centre de vacances de Serre Chevalier, de fermer le bassin extérieur de la piscine l’hiver ou de différer la réalisation de travaux prévus de longue date. Nous ne sommes plus devant des choix discutables mais devant des décisions incompréhensibles et allant à l’encontre de l’intérêt général.
Non, le gouvernement n’est pas responsable de tout ! Dans son bilan, monsieur le maire devra porter une situation considérablement dégradée et des choix aberrants.

A la vivacité des débats avec sa propre majorité, on s’aperçoit que nos collègues socialistes ou Verts ne souhaitent évidemment pas assumer l’ensemble de ces choix et donc la situation actuelle qu’ils devront laisser dans trois ans.

Thierry LABELLE
Conseiller municipal, président du groupe MODEM
Rédigé par Echirolles Démocrates le Mardi 17 Mai 2011 à 21:39 | Commentaires (1)
Notre déclaration lors du vote du budget le 29 mars 2011
Nous devons dire que, pour la première fois, nous ne sommes pas déçus à la vision de ce budget. Tout y est ! Tout ce que nous avions pu signaler comme inquiétude ou incohérence lors du débat d’orientation budgétaire se retrouve dans ce projet de budget.

Une absence de volonté forte dans la maitrise de la dette, la vente massive des actifs de la ville, une augmentation forte de la pression fiscale. Nos inquiétudes sont renforcées par la négation de certaines situations.

Vous précisez dans votre document de synthèse que la ville, pour préserver l’avenir, doit diminuer son encours de dette. Cela peut paraitre clairvoyant. Toutefois, dans le paragraphe suivant vous rappelez que l’encours de dette est de 65.6 millions d’euros en 2010 et qu’il devrait être ramené aux environs de 64 millions en 2011. On connait la qualité des prévisions dans ce domaine sur les dernières années. Vous ajoutez : « soit moins de 10% du budget de la ville à comparer à la dette publique nationale qui représente 86% du Produit Intérieur Brut ». A quoi correspond ce 10% ? Ce chiffre ne correspond à rien et n'a aucun sens! En fin de compte, pour vous, c’est important mais pas tant que cela. Faut-il vous rappeler qu’il faudra prélever 2 millions 110 mille euros sur les 3 millions 500 euros empruntés pour équilibrer la prévision de budget pour le seul remboursement des intérêts d’emprunts ?

Vous continuez à vouloir vous débarrassez des actifs de la ville pour équilibrer votre budget et donner bonne mesure. Comment persister à vouloir vendre le centre de vacances des écureuils qui profite à un très grand nombre d’Echirollois pour se lancer dans une opération de prestige avec le centre européen du graphisme pour un coût de 2 millions 830 mille euros dont au minimum 1 million 300 euros à charge de la ville ? Le mois du graphisme est une très belle manifestation qui a démontré qu’elle pouvait prospérer sans cet équipement. Faut-il rappeler que construire un équipement c’est bien mais ensuite il faut le faire vivre ! Cela nécessite obligatoirement des frais de fonctionnement. De plus, vous vendez des biens communaux à des prix ne correspondant pas au marché, nous y reviendrons en cours de conseil. Un budget avec 3 millions 500 mille euros d’emprunt et 4 millions 500 mille euros de cession soit 8 millions d’euros pour un total des dépenses d’investissement de moins de 12 millions d’euros de dépenses d’équipement n’est pas signe d’une très bonne santé financière pour une commune.

Concernant les frais de personnel, vous vous félicitez de pouvoir les limiter à 1.67%. Vous omettez de préciser l’aide du gouvernement qui fige la valeur du point de la fonction publique. Lors du débat d’orientation budgétaire, nous avions demandé des informations sur les chargés de mission. Nous attendons toujours ces informations ! A quand un début de transparence?

Par contre les charges, elles, ne vont pas être figées. En effet, aux 2% de revalorisation des valeurs locatives décidées en loi de finances, vous proposez une évolution de 0.2% d’évolution physique des bases et 3% des taux de la fiscalité locale. Nous pourrions valider ces choix si les bonnes mesures les accompagnaient ce qui n’est pas le cas !

Nous ne pouvons valider l’ensemble de ces propositions qui vont à l’encontre du bon sens et de l’intérêt général.

Nous nous opposons donc fermement à ce budget que nous ne voterons pas. Nous nous opposerons également sur l’augmentation de la fiscalité. Nous demandons la mise en place d’un groupe de travail avec toutes les sensibilités sur les orientations pour les années à venir et pour retravailler les prévisions pluriannuelles des investissements. La situation est assez préoccupante pour prendre des décisions réellement débattues et concertées.


Thierry LABELLE
Président du groupe MODEM
Rédigé par Echirolles Démocrates le Dimanche 3 Avril 2011 à 14:24 | Commentaires (0)
Vous trouverez ci-dessous notre déclaration concernant le débat d'orientation budgétaire. Nous reviendrons très prochainement sur nos réflexions suite à ce débat.

"Nous ne pouvons qu’être d’accord sur le diagnostic concernant les contraintes et les inquiétudes qui pèsent sur les finances de toutes les collectivités locales, victimes du fameux « effet de ciseau » entre augmentation tendancielle des charges et baisse des revenus dû notamment au constant désengagement de l’Etat et à la baisse des contributions des autres collectivités. La crise vient aggraver ces deux tendances tout en augmentant la demande sociale d’une part, en baissant les rentrées d’autre part, tout cela dans un climat de grande incertitude sur l’avenir de la fiscalité locale. Toutefois, la responsabilité d’un élu local est de prendre ses responsabilités et d’assumer un certain nombre de choix. C’est au regard de ces choix que la population d’Echirolles pourra juger l’action de la municipalité et non dans des discours de façade.

L’annonce d’un débat d’orientation budgétaire tardif et du vote d’un budget à la limite des dates légales nous avait fait espérer un travail plus important en concertation avec toutes les sensibilités. Nous sommes une nouvelle fois très déçue par votre manière de procéder. Aucune concertation, transmission des documents à l’extrême limite de la légalité, des documents n’apportant que très peu d’éléments pour une véritable réflexion. Vous ne respectez pas les élus minoritaires de la commune et donc les habitants qui ont voté pour eux. Plus largement, vous ne respectez pas l’ensemble des Echirollois en ne respectant pas vos engagements. En effet, dans la nouvelle charte sur la participation citoyenne votée lors des assises du 26 novembre 2010, on peut lire dans l’article 5 page 11, concernant les engagements des élus : Chaque année, préalablement au vote du budget primitif par le conseil municipal, ils s’engagent à débattre publiquement des orientations budgétaires. Vous aviez tenu ce débat l’année dernière, cette année, il n’en est rien malgré cet engagement fort devant nos concitoyens. Pour vous, la concertation n’est vraiment qu’une apparence. Rien sur les orientations budgétaires, rien sur la vente d’un centre de vacances si cher aux échirollois, rien sur la piscine, la liste est longue !

Nous allons reprendre un certain nombre de points de votre rapport synthétique. Nous dirions même très synthétique puisque qu’il ne comporte que 13 pages, page de garde et sommaire compris.
A la lecture de ce document, il semblerait que vous ne souhaitiez pas augmenter les taux de la fiscalité locale cette année ou plutôt que vous n’avez pas souhaité le faire apparaître. Nous ne pouvons que le regretter. Nos concitoyens ont assez de difficultés pour que nous n’ajoutions pas une pression fiscale supplémentaire. Il faut rappeler quelle est déjà très élevée notamment pour les propriétaires. Il serait bien tout de même que vous précisiez votre intention sur ce point ce soir. Puisque l’on est au niveau de la fiscalité, il serait bon que vous nous expliquiez pourquoi vous avez soutenu l’augmentation de 20% de la taxe pour les ordures ménagères pour l’année prochaine pour les Echirollois. Il faut rappeler que cette taxe, très injuste, touche de manière identique tous les foyers même les plus modestes.

Concernant les frais de personnel, qui rappelons le, représentent 53% des dépenses de fonctionnement, vous souhaitez limiter son évolution à 1,42%. Une charge nous paraît peu transparente, c’est le nombre, le coût et les missions des fameux « chargés de mission ». Dans un souci de transparence, nous demandons avant le vote du budget, la transmission du nombre de chargé de mission, du coût (rémunération et avantages diverses) et des lettres de mission. Si on veut parler de maîtrise des dépenses, il faut savoir de quoi on parle !

La partie subventions mérite que vous nous apportiez des éclaircissements sur votre vision des choses. Vous précisez qu’un effort important est fait sur ce poste particulier avec une augmentation limitée à 1,95% après des années de croissance plus soutenue. Il est vrai que ce poste avait « explosé » en 2009. Ce qui est très ambigu, c’est que vous précisez qu’un travail de gestion important a été fait par le CCAS et EVADE pour une contribution contenue à ces deux entités. Il nous semblerait plus juste de dire que les subventions au CCAS et EVADE sont encore en fortes augmentations (respectivement + 181 000 euros et + 90 000 euros) bien supérieures à l’augmentation 2009 – 2010 supportées en grande partie par la Répac (-13 000 euros) et les associations (-64 000 euros).

La partie emprunt et donc endettement mérite de s’arrêter longuement. En effet, depuis 2008, nous ne cessons de vous alerter sur le taux d’endettement de la ville aujourd’hui (+ de 1800 euros / habitants) bien supérieur aux villes équivalentes. Le rapport de la chambre régionale des comptes étaient alarmant sur ce point. Cet d’endettement est un fardeau important que vous confortez d’année en année pour les générations futures. Sur le budget 2010, vous nous aviez présenté un recours à l’emprunt de 5,08 millions d’euros. Il aura été, en fait, de 7 millions d’euros soit 40% supérieur à la prévision. Vous démontrez d’année en année votre incapacité à désendetter la ville. Pire, vous démontrez votre incapacité à faire des prévisions réalistes, ou bien, votre budget 2010 n’était pas sincère. Un maire doit être avant tout un bon gestionnaire, loyal avec ces concitoyens. Dans ces domaines fondamentaux, tous les indicateurs sont au rouge. Si le rouge est une couleur que vous appréciez particulièrement, nous ne pouvons que vous incitez de passer très rapidement à l’orange sans vouloir aller directement dans le vert, nous verrons ainsi l’avenir en rose ! Comment vous faire le moindre crédit dans ces conditions sur l’objectif de 3 millions 500 mille euros d’emprunt pour 2011 ? De plus, il faut regarder à quel prix vous souhaitez arriver à cet objectif ! Vous fixez cet objectif avec des produits de cession de près de 4 millions 500 mille euros. En clair, vous espérez limiter l’endettement de la ville en vendant les actifs dont le centre de vacances de Serre Chevalier. Comme beaucoup de nos collègues, nous nous étions opposés à cette vente. Il serait donc impossible de voter un budget prenant en compte le produit de cette cession !!! Ces produits de cession sont en augmentation de 520% par rapport à l’année précédente et en augmentation de près de 250% sur la moyenne des trois dernières années. Vous augmentez donc la dette de la ville tout en vendant ces actifs. C’est tout simplement la double peine pour les générations futures.

Très clairement, c’est le pire bilan que nous ayons à tirer sur les trois derniers débats d’orientation budgétaire. Nous sommes non seulement inquiets sur la situation actuelle mais surtout sur votre capacité à réagir et à arrêter cette spirale infernale. Vous vous voulez toujours sûr de vous et rassurant et nous allons de déception en déception.

Quelques exemples :

- La ville devait se désendetter rapidement, on vient de voir qu’il n’en est rien.
- En supprimant la régie de transport, cela devait couter moins cher à la ville pour un service identique. Pourtant, vous venez de restreindre drastiquement le budget déplacement des écoles.
- En nous présentant la vente du centre de vacances des Ecureuils, vous réaffirmiez le maintien de la politique éducative de la ville. Nous vous avons démontré qu’elle s’accompagnait d’une baisse de 50% des séjours à la neige pour les petits Echirollois.
- Concernant le bureau de Poste de la place Beaumarchais, vous avez refusé que nous participions à l’action, nous attendons toujours sa réouverture.

Vous nous promettez à chaque fois le cuir et on se retrouve au final avec du skaï.

Nous considérons qu’il est plus que temps de se ressaisir et d’infléchir certaines orientations :

- Tout d’abord, chaque euro dépensé doit être clairement et précisément identifié, justifié et contrôlé d’où notre demande sur les chargés de mission.

- Ensuite, comme nous l’avons vu, la part des impôts locaux ne représente que 35,5% des recettes de la ville. Pourtant, c’est le seul levier dont nous pouvons disposer. Comme nous ne souhaitons pas augmenter les taux, il faut jouer sur l’assiette. Le taux de 40% de logement social n’est plus supportable pour les finances de la ville. Nous devons ralentir les constructions de logement social pour aller vers les 30%. Cela permettra un meilleur équilibre territorial, social, de meilleures recettes fiscales et une meilleure valorisation des emprises foncières disponibles sans alourdir encore la pression fiscale. Par l’action de nos élus à la METRO et au conseil général, nous devons être beaucoup plus incisifs envers les communes voisines pour qu’elles participent à l’effort dans ce domaine. Ainsi l’offre de logement social ne doit pas être diminué mais tout simplement mieux réparti. Si Echirolles veut conserver sa qualité de vie et de prestation, elle doit imposer l’équilibre territorial dans ce domaine. Nous vous avions déjà demandé de modifier la contribution SCOT de la ville dans ce sens. Il faut désormais aller encore plus loin.

- Enfin, dans les projets importants, il faut se reposer la question du calendrier et des priorités à retenir. La consultation des habitants doit redevenir une règle et une réalité. Le débat démocratique doit devenir la règle plutôt que la gestion solitaire.

Nous espérons que ce débat budgétaire servira réellement à la réflexion et ne sera pas une énième consultation obligatoire. L’avenir d’Echirolles mérite bien mieux que cela !


Le groupe MODEM

Rédigé par Echirolles Démocrates le Jeudi 3 Février 2011 à 13:46 | Commentaires (0)


Une décision municipale, donc prise directement par le maire sans consultation du conseil municipal, concernait un marché de maîtrise d’œuvre pour la construction du pôle jeunesse au village II. Dans ce marché, il était également prévu une somme de 50 000 euros pour la démolition de l’actuelle maison des jeunes Jacques Prévert. Pourtant, dans un comité de quartier, le maire avait affirmé qu’aucune décision n’était prise concernant le devenir de ce bâtiment public. Nous avons voulu savoir qu’elle est le niveau de réflexion actuelle concernant la maison des jeunes Jacques Prévert.

Le maire nous a confirmé qu’aucune décision définitive n’était prise. Il a précisé qu’une réflexion sur un nouvel usage était en cours. Toutefois, il a insisté en disant que cela ne devait pas nécessiter une remise aux normes actuelles du bâtiment qui rendrait l’opération trop couteuse.

Approbation du compte-rendu du conseil municipal du mardi 26 octobre 2010 :

Nous avons demandé qu’apparaisse le refus de suspension de séance demandé par notre groupe. La suspension de séance que le maire s’était auto-accordée. Ainsi que la suspension de séance qu’il avait bien voulu nous accorder mais après le vote de la délibération. Le maire s’est engagé à faire ce rectificatif.
Nous avons rappelé que lors de ce conseil municipal, nous avions demandé des précisions concernant la délibération n°20, décision modificative n°3 sur le budget annexe de l’eau. Par courrier en date du 3 novembre, nous avons obtenu la réponse suivante : « Le détail demandé sur les 15 000 euros de frais d’études votés dans la délibération n°20 relative à la décision modificative n°3 du budget annexe de l’eau pour l’année 2010 est le suivant : il s’agit d’un « trop perçu » sur le contrat de chauffage qui a été réaffecté sur les travaux de mise en place de la ventilation de la salle de musculation de la Butte. »
Devant cette réponse plus que surprenante, nous avons interpellé monsieur TASCA, adjoint aux finances, pour une vérification. Par courrier en date du 19 novembre 2010, il nous était précisé qu’une « confusion » était survenue dans l’explication qui nous avait été fournie. Il s’agissait d’informations sur une autre décision modificative, d’un autre budget et d’un autre conseil municipal.
La nouvelle explication serait la suivante : « Pour la décision modificative n°3 au budget annexe de l’eau adoptée lors de la séance du conseil municipal du 26 octobre 2010 : les 15 000 euros permettent de couvrir des frais d’étude de travaux sur les réseaux d’eau non prévus au BP 2010. Le courrier se termine non sans humour par : « Vous souhaitant bonne réception de tous ces éléments. » On nous dit donc que les 15 000 euros de frais d’étude correspondent à 15 000 euros de frais d’étude. Jolie avancée !
Nous avons donc précisé notre demande en espérant cette fois-ci une réponse la plus précise et la plus juste possible.
Nous souhaitons avoir les informations suivantes sur cette étude de 15 000 euros : le type de travaux envisagés, le secteur de ces travaux, l’entreprise commanditée pour cette étude ainsi que le résultat de celle-ci.
A ce jour, 5 décembre, nous attendons toujours les explications demandées. Cela semble poser des problèmes à monsieur le maire. Le budget de l’eau serait-t-il « trouble » ?


Délibération n°2 : Délégation de service public du chauffage urbain – avenant n°5 à la convention et avenant n°3 au cahier des charges annexe.

Cette délibération faisait apparaître des formules toutes aussi « barbares » les unes que les autres ne permettant pas une analyse sur l’effet sur la facture des usagers. Nous n’avons pas été les seuls à avoir été sceptiques sur cette délibération. En effet, le groupe des Verts/Europe Ecologie, l’élue de Lutte Ouvrière et nous, avons voté contre cette délibération. Le groupe de l’UMP s’est abstenu.

Devant cette position forte, le maire s’est engagé à faire, rapidement, un conseil municipal spécial avec le président de la compagnie de chauffage pour que nous puissions poser toutes les questions sur ce sujet. Nous en prenons bonne note. Effectivement, nous aurons un certain nombre de questions.

Délibération n°15 : Budget principal – Exercice 2010 – décision modificative n°5.

Il était inscrit un emprunt de 2 millions d’euros en compensation de recettes inscrites au budget primitif 2010 et qui ne seront pas réalisées sur l’exercice 2010. Il s’agissait de somme de 1 million 65 mille euros, 240 000 euros, 100 000 euros et 490 000 euros.
Nous avons voulu savoir à quoi correspondaient ces sommes notamment celle de plus d’un million d’euros. Personne n’a pu nous éclairer ni l’adjoint aux finances ni le maire !!! On peut vraiment se poser des questions. En pleine préparation budgétaire, on nous demande de voter un emprunt pour une recette prévue qui ne sera pas perçue et personne ne sait pourquoi et pour la modique somme de deux millions d’euros.
Nous sommes très inquiets sur la capacité de l’équipe en place de gérer notre ville. Les difficultés financières que nous rencontrons ne sont pas étonnantes devant ce manque de professionnalisme.

Délibération n°16 : Emprunt de six millions deux cent cinquante mille euros – crédit multi-index.

Il s’agissait de donner un droit de « puisage » sur un crédit multi-index très complexe et pouvant avoir des conséquences graves pour la ville en cas de mauvaises utilisations.
Devant l’impossibilité de répondre à notre question précédente, nous avons préféré nous abstenir sur cette délibération faisant remarquer qu’il fallait être connaisseur pour utiliser ce type d’outil sans trop de risque. Cette configuration n’étant pas une évidence pour nous (loin de là). Nous préférons être prudents.

Délibération n°20 : Convention d’utilisation de locaux de l’école élémentaire Paul Vaillant Couturier pour la classe externalisée pour enfants autistes.

Nous avons profité de cette délibération pour faire remarquer que nous pouvions utiliser de manière très intelligente et généreuse les locaux des groupes scolaires en baisse d’effectifs. Nous avons ajouté que nous souhaitions que cela dure longtemps !
Un petit clin d’œil à la municipalité sur sa volonté de fermer cette école qui ne serait plus utile (la preuve que non !!!).

Délibération n°22 : Fermeture du centre de Villeneuve La Salle

Vous pouvez trouver ci-dessous notre longue déclaration très argumentée.

Alors que madame DIDELLE, l’ancienne directrice avait fait le déplacement, le maire ne lui a pas donné la parole. Il s’est contenté de la remercier pour le très bon travail fait pendant de longues années. Il a ajouté qu’il aurait pu fermer ce centre il y a deux ans mais qu’il a attendu son départ en retraite. Je ne pense pas que cela ait modifié le malaise de madame DIDELLE devant cette décision. Pour le maire, les autres permanents ne méritent pas plus d’attention qu’une proposition de licenciement. Quand nous lui avons demandé les alternatives pour ces personnes, il nous a répondu : « venir sur Echirolles ou aller à La Grande Motte ». Pour des gens qui ont toutes leurs attaches à Serre Chevalier, c’est bien sur de belles perspectives.
Pour le maire, il n’y avait pas lieu de discuter de cette vente en réunion publique. Pour lui le bâtiment n’a aucune importance, c’est l’activité qui compte. Nous avons quand même démontré que l’activité va être fortement réduite mais cela le maire refuse de l’aborder.
De plus, se séparer de biens communaux doit pouvoir se discuter devant tous les Echirollois.
Le maire a considéré qu’il y avait eu concertation puisque nous avions eu un compte-rendu de la municipalité de juin en septembre qui parlait de cette éventualité. Belle exemple de démocratie locale. Le maire considère qu’une simple transmission d’un compte-rendu de seulement quelques lignes sans aucun élément de contexte et de données économiques est un débat. C’est se moquer des élus et donc des habitants.
Le groupe des Verts/Europe Ecologie, pourtant dans la majorité, s’est également opposé à cette délibération. Ils ont regretté cette urgence et surtout la manière. Ils ont contesté la forme, l’absence ou le déficit de dialogue ainsi que la soudaineté de la décision. (Tiens, nous ne sommes pas les seuls, même dans la majorité on n’a pas droit à un vrai dialogue). Ils ont ajouté qu’une fois de plus, on vend une partie du patrimoine de la commune. Ils ont également regretté que toutes les études n’aient pas été faites comme par exemple une « fermeture provisoire », « étudier plus objectivement des alternatives », notamment “une réhabilitation en plusieurs phases” ou “la mutualisation de l’équipement avec d’autres communes, un partenaire privé...”.
Tout en tenant compte des « restrictions budgétaires liées à la crise et au désengagement de l’Etat », Chantal Gomez (Lutte ouvrière) a dénoncé ce qui est « d’une manière générale, la vente des meubles du service public ». Si les coûts de rénovation « sont très importants, n’était-il pas possible de procéder par étapes ? » a-t-elle demandé sans obtenir de réponse. Elle a affirmé « qu’il faut tout faire pour garder ce service d’éducation populaire, si utile aujourd’hui pour le développement éducatif des jeunes, si indispensable à la prévention et à la lutte contre la délinquance ».
Laurent Berthet a expliqué le vote favorable du groupe socialiste en expliquant que son groupe avait été vigilent sur le maintien de l’activité. Nous lui avons fait remarquer que le compte n’y était pas. Cela a semblé lui poser souci. Peut-être n’avait-il pas fait tous les calculs et n’avait qu’écouté un discours « mensonger ». Espérons qu’ils demanderont d’autres engagements !!!!
Cette délibération a donc été votée avec huit votes contre dont cinq de la majorité.
Nous avons remarqué que le groupe UMP n’a pas souhaité intervenir. Ce type de délibération ne semble pas les intéressés. Une prise de position semble un minimum.
Ce conseil s’est terminé très tardivement sur une note bien amère !

Une nouvelle fois madame Christelle BERNARD était absente. Cela fait plus de six mois qu’elle n’a pas mis les pieds en conseil municipal. Nous trouvons cela complètement irrespectueux de son engagement vis-à-vis de ses électeurs. Ce n’est certainement pas ce type de comportement qui va réconcilier les électeurs avec leurs représentants.

Prochain conseil municipal : le mardi 14 décembre 2010 à 18 heures.


Thierry LABELLE
Conseiller municipal
Président du groupe MODEM
Rédigé par Echirolles Démocrates le Mardi 7 Décembre 2010 à 13:50 | Commentaires (0)


Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage !

Le dossier qui accompagne cette délibération est un procès uniquement à charge faite contre le centre de vacances des Ecureuils de Villeneuve La salle et occulte volontairement des aspects de cette décision.
Vous précisez qu’il ne s’agit pas d’une mesure visant à remettre en cause la politique éducative de la ville. Pourtant à la lecture de la note à la municipalité du mardi 22 juin 2010, il en est tout autrement. Depuis 3 ans, c’est 36 à 38 classes qui partaient en classes de découvertes. Vous souhaitez diminuer ce chiffre à 30 classes par an soit une baisse de près de 20%. C’est donc en moyenne 7 classes qui seront privées de départ soit environ 160 petits échirollois par an. Mais si l’on regarde les départs à la montagne la situation est encore plus préoccupante puisque vous voulez passer de 27 à 12 séjours par an soit une baisse de plus de 50%. Tous les ans, c’est donc près de 350 petits échirollois qui seront privés de séjour à la montagne. Et tout cela dans le meilleur des cas. En effet, vous concluez votre note à la municipalité en précisant que « le volume annuel des départs en classe (30 par an) sera calibré en fonction des résultats des différentes consultations lancées. L’objectif est en effet que la subvention de la ville à EVADE reste stable dans les prochaines années (si aucune activité nouvelle n’est mise en place) ». En clair, la situation peut encore être pire. Vous n’abordez pas l’impact sur les colonies de vacances ni sur les échanges avec l’étranger d’ailleurs comme si tout cela n’avait peu ou pas d’importance à vos yeux.

Malgré tout cela vous voudriez encore affirmé qu’il ne s’agit pas d’une mesure visant à remettre en cause la politique éducative de la ville. Au mieux, vous maintiendrez les moyens financiers ce qui se traduira par une baisse très importante de nombre de séjours et plus particulièrement à la montagne.

Dans le dossier vous essayez de faire peur en mettant en avant de gros chiffres, 4 400 000 euros pour une remise aux normes totales ou 6 500 000 euros pour une reconstruction complète. Vous n’apportez d’ailleurs aucune preuve de ces études. Mais vous omettez de mettre en avant qu’il faudrait 400 000 euros pour maintenir l’activité sur le centre en fonction des préconisations de la commission de sécurité. Ce chiffre est à rapprocher des 300 000 euros consacrés à la vidéosurveillance alors que vous êtes prêts à y mettre beaucoup plus ou des 350 000 euros de cadeau fait à la S.D.H lors de la vente des logements instituteurs de Joliot Curie. Ce n’est en fait qu’une question de priorités et visiblement le centre des Ecureuils n’en est plus une pour vous. Pourtant vous n’hésitez pas à écrire que les départs sont un outil éducatif privilégié qui participe à la socialisation et au développement de l’enfant.

La méthode est tout aussi contestable sur la présentation que sur la genèse. Il n’y a eu aucune concertation sur ce sujet, aucune concertation dans les instances communales, aucun débat sur ce sujet au sein des différentes sensibilités du conseil municipal. Quand nous avons voulu aborder ce sujet, vous nous avez accusés de vouloir faire courir une rumeur. C’est tellement gros que la journaliste du Dauphiné Libéré dans son article sur ce sujet, c’est amusé à utiliser comme sous-titre « une rumeur qui devient réalité ». Pourtant on a pu lire dans le Dauphiné Libéré de la semaine dernière, ces propos d’un élu communiste de la ville d’Echirolles : « Nous sortons d'une période durant laquelle le gouvernement n'a pas eu recours à la moindre négociation. Aujourd'hui, il s'agit de prouver qu'une collectivité de gauche n'a pas le même comportement." Mais il parlait de la décision du conseil régional concernant la fermeture du lycée Mounier pour des raisons de sécurité mais pas du centre de vacances des Ecureuils à Serre-Chevalier. Pour les communistes d’Echirolles, c’est faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais !!!!

Votre dossier occulte également deux points capitaux si on veut vraiment aborder ce dossier. C’est l’impact à court, moyen et long terme de cette décision. En effet, on ne trouve aucun chiffrage de ce que coûtent les séjours pour le départ des Echirollois mais encore moins de ce que rapporte la vente de séjours à d’autres collectivités. Une décision irrévocable de vente mériterait bien une mise à plat complète de tous les aspects économiques de cette opération. Vous faites fi de cette dimension pourtant capitale dans la mise en perspective de cette décision. La vente du centre de vacances va engendrer des coûts nouveaux mais aussi sonner le glas de recettes.

Enfin, vous ne vous intéressez pas non plus au côté humain de cette mesure. Vous allez mettre au chômage trois permanents dont une travaille depuis 1974 dans ce centre de vacances pour la ville d’Echirolles. Vous allez mettre à la rue l’ancienne directrice de ce centre qui a temps donné pour la réussite des séjours dans ce centre de vacances. C’est une manière bien peu élégante pour la remercier de son investissement pour ce centre pendant de très nombreuses années. Vous ne vous intéressez pas plus aux 25 saisonniers qui travaillaient pour le centre et pour beaucoup depuis de très nombreuses années. La dimension humaine n’a semble-t-il pas été un élément pris en compte dans ce dossier!

Quand on connait l’attachement de la communauté éducative et des parents pour ce centre, comment prendre cette décision aussi brutalement ? Les nombreuses et vives réactions suite à cette annonce démontrent que ce serait un traumatisme pour un grand nombre d’Echirollois.
Nous considérons que cette décision irrévocable est trop importante pour être prise avec autant de légèreté, d’empressement et sans envisager l’ensemble des alternatives. De toute façon, pour pouvoir vendre ce centre, il faut tout d’abord pouvoir le déclasser du domaine public et donc attendre la fin de son activité. Nous vous demandons donc de surseoir à cette décision et de prendre le temps d’une analyse très fine et partagée.

Si, malgré tout cela, cette délibération devait être mise au vote. Nous souhaitons nous adresser à tous nos collègues conseillers municipaux.

Chers collègues, élus par les Echirollois, nous vous demandons de voter en vous affranchissant des consignes de groupe et d’appartenance à une majorité municipale. Vous devez vous interroger sur ce que vous répondrez demain ou après demain à vos enfants, à vos petits enfants ou à vos nièces ou neveux qui ne manqueront de vous demander : Pourquoi tu as décidé de vendre le centre de vacances des Ecureuils où on a passé de si bons moments ? Pourquoi mes propres enfants n’auront pas cette chance ?

Si vous pouvez répondre à cette question sans aucun remord, sans aucun doute, sans une certaine culpabilité, en étant sûr d’avoir tous les tenants et les aboutissants alors …….

En tout cas pour nous, il est hors de question de voter cette délibération. Si elle devait être votée, nous continuerions à nous battre tant qu’il restera un espoir de sauver ce centre de vacances qui représente 45 ans de l’histoire d’Echirolles. Nous nous refusons de tourner cette page d’histoire d’un simple revers de manche.
Rédigé par Echirolles Démocrates le Samedi 27 Novembre 2010 à 19:07 | Commentaires (0)
En ouverture de ce conseil, une décision municipale nous a ramené à l’installation d’algécos dans la cour de l’école Joliot-Curie. Nous avions eu l’occasion de donner notre avis sur cette installation lors du dernier conseil (voir compte-rendu du 21 septembre 2010 ci-dessous). Nous avons appris avec cette décision que ces algécos sont là au minimum pour trois ans et pour la modeste somme de 174 000 euros. A la lecture de ces informations, nous ne pouvions que redemander un travail de fond sur la carte scolaire pour des conditions de travail et d’accueil correctes pour tous les enfants mais également pour des raisons économiques.

Monsieur le maire nous a répondu comme souvent à côté de la question, nous disant que l’étude d’un achat avait été faite mais que cela coutait plus cher que la location. Il a ajouté que les effectifs étaient fluctuants et qu’il prendrait ces responsabilités si ces effectifs devenaient définitifs (comment dire tout et son contraire dans la même phrase !!!). Il a tout de même précisé qu’un travail avait été initié entre le service éducation et l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise qui fait des études sur l’évolution de la démographie. Enfin une vraie réponse avec un vrai espoir de résultat.


Délibération n°1 : Projet de départementalisation des CAF de l’Isère

On peut lire dans cette délibération, je cite : « S’agissant du département de l’Isère, des informations alarmantes font à ce jour état d’un processus engagé de regroupement qui concernerait » etc.…
Il ne nous a pas échappé que le maire utilisait le conditionnel. Il disposait donc de très peu d’informations et que rien n’était encore définitivement décidé.

Par conséquent, nous avons précisé que nous espérions deux choses :

• Premièrement, qu’une personne mal attentionnée ne va pas l’accuser de créer une rumeur !!!
• Deuxièmement, il demande à disposer de l’ensemble des informations relatives à ce processus et à y être associé. Nous espérons que l’on ne va pas lui rétorquer qu’il n’est que le maire d’Echirolles et qu’il ne peut assister à toutes les réunions et être présent dans toutes les instances de concertation encore moins de décision!

Nous avons ajouté que si malheureusement, ces deux points devaient se réaliser, il serait peut-être plus à même de comprendre notre ressenti face aux décisions qu’il prenait très régulièrement à notre encontre.

Ceci étant dit nous avons précisé que nous voterions cette délibération.

Le maire a fait celui qui ne comprenait pas l’allusion, nous répondant qu’il avait des informations fiables.

Nous avons simplement repréciser que nous ne fassions que remarquer qu’il ne faisait qu’utiliser un procédé qu’il qualifie de mensonger quand nous faisons de même.

C’est vrai que nous avions oublié que lui peut le faire mais pas nous !!!

Délibération n°2 : Renforcement de la politique de prévention et de sécurité de la ville d’Echirolles

A l’occasion de cette délibération nous avons fait la déclaration suivante :

Nous sommes là devant un procédé le plus malhonnête qui soit.
• Malhonnête tout d’abord parce que vous mélangez beaucoup de choses dans cette délibération ;
• Malhonnête car vous vous étiez engagés à faire une évaluation de cette expérimentation de vidéo surveillance et à la présenter à tous les échirollois avant d’envisager d’aller plus loin ;
• Malhonnête parce qu’une nouvelle fois vous mélangez la vidéo protection sur des espaces fermés comme les équipements publics et la vidéo surveillance sur des espaces ouverts comme la place Beaumarchais ;
• Malhonnête de citer des chiffres qui n’ont aucun lien avec l’objet de la délibération ;
• Malhonnête de faire passer cette délibération avant le débat budgétaire et donc sans savoir si vous pourrez la financer.

1. Nous commencerons notre intervention en commentant cette longue délibération puis nous vous poserons des questions importantes sur vos intentions avec cette délibération.

Vous commencez votre délibération en citant un certain nombre de chiffres et de faits qui ne veulent rien dire et qui fausse « la donne ».

• Vous dites « augmentation de 35% des demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an et de 24% pour ceux inscrits depuis plus de deux ans » sans préciser sur quelle période, cela n’a pas de sens. De plus, vous reliez donc directement demandeurs d’emploi et problèmes de sécurité !
• Vous dites « Sur Echirolles, 21,9% des demandeurs d’emploi bénéficient du RSA ». Vous liez donc également directement pauvreté et problèmes de sécurité.
• Vous parlez de tensions récurrentes en parlant de notre commune et citez des émeutes à l’automne 2005 et plus récemment en juillet 2010. Mais sauf erreur de notre part, ces émeutes n’ont pas eu lieu sur le territoire de la commune !
• Vous dites « A la demande de nombreux habitants et parce que la sécurité est un droit, la vidéo protection s’inscrit dans cette logique de service à la collectivité et aux citoyens en respectant les libertés publiques et individuelles ». Nous aimerions connaître le nombre de ces demandes et savoir si ces gens demandaient plus de sécurité ce qui est légitime ou demandaient de la vidéo surveillance ce qui est bien différent. Sur ce même registre dans ce que vous appelez « un bilan » vous précisez que « lors de la dernière réunion du quartier de Villeneuve le 13 octobre 2010, les habitants ont rappelé : que c’est à la demande des habitants de la place Beaumarchais que la vidéo protection a été mise en œuvre. Que la vidéo protection avait grandement amélioré le cadre de vie de ce secteur. Ce qui est profondément malhonnête ! En effet, cela ne s’est pas du tout passé comme cela. C’est un habitant qui vous a apostrophé sur l’incapacité de ce dispositif de répondre aux besoins des habitants. Et pour seule réponse vous avez dû solliciter vos « fidèles » pour obtenir un début de soutien.
• Vous précisez dans cette délibération que ce dispositif permet de bénéficier de subventions de l’Etat pour la réalisation dans le cadre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance. En quoi le bénéfice de subventions, viennent-elles de l’Etat, peut être une fin en soi et justifier l’installation de ce type de dispositif.
• Vous dites également qu’il est envisagé, prochainement, d’assermenter les agents CSU en qualité d’ASVP ce qui leur permettra de gérer le stationnement et apporter une présence rassurante supplémentaire. Je pense que vous n’avez même pas lu les documents que vous nous avez fournis. En effet, dans la note du ministère de l’intérieur qui se trouve deux pages plus loin, on peut lire au sujet des SVP : l’article R 130-4 du code de la route exclut cependant de leurs compétences la constatation des infractions en matière d’arrêt ou de stationnement dangereux, gênant ou abusif. En clair, ces agents ne peuvent que constater le défaut de stationnement payant et Echirolles n’étant pas équipé de ce type de dispositif, ils ne serviront à rien. Ou si, ils pourront sanctionner l’apposition du certificat d’assurance sur le véhicule ce qui ne nous semble pas être suffisant pour « apporter une présence rassurante » à nos concitoyens.

2. Vous nous présentez un document pour ceux qui ont eu la chance de l’avoir dans leurs documents de ce conseil nommés « bilan de la vidéo protection ».

Ce document concoure également au côté malhonnête de la démarche.
Concernant le comité d’éthique, celui-ci ne s’est réuni que deux fois. Autant dire tout de suite que nous n’avons jamais eu connaissance du contenu de ses travaux. Pour justifier une année entre ces deux seules réunions vous argumentez par : « compte tenu des évènements survenus tant en matière de dégradation que de difficultés de gestion du personnel, nous n’avons pas été en mesure de réunir cette instance avant le 14 juin 2010 ». Cette justification est évidemment profondément scandaleuse. Comment pouvez-vous penser que cette instance à pu jouer le moindre rôle ? Peut-être ne lui accordiez-vous d’ailleurs aucun rôle si ce n’est de prétexte ?
Ce document donne un certain nombre d’informations très vagues sans grandes valeurs. Une vraie évaluation aurait définie un protocole, une durée d’évaluation, des indicateurs, des comparaisons sur la même période avec des quartiers de sociologie identique. Ici rien de tout cela.
Vous nous dites qu’il y a eu 19 remises d’image sous réquisition qui ont permis d’apporter des éléments dans le cadre d’enquêtes judiciaires, et pour certaines identifier le ou les auteurs. Encore une fois, vous mélangez les images de vidéo protection que nous soutenons et les images de vidéo surveillance que nous dénonçons pour leur coût exorbitant et leur inefficacité. Je ne voudrais pas lancer trop de fleurs à notre police municipale mais je suis sur que leurs résultats, ramenés à un seul agent, sont bien plus importants que ce bien maigre résultat.

Lors d’un précédent conseil, vous nous aviez qualifiés de menteurs lorsque nous avions annoncé 500 000 euros pour la seule vidéo surveillance. Votre bilan financier nous donne, malheureusement pour vous monsieur le maire, raison : 290 000 euros d’équipements et de maintenance + 210 000 euros de frais de personnel fait bien le compte. Et encore nous doutons que ce document fasse apparaitre l’ensemble des coûts.
Ce document démontre bien un des grands travers de ce type dispositif, le coût. Mais il m’est en évidence également son inefficacité. Il suffit de regarder le commentaire que vous faites vous-même sous le graphique concernant les faits constatés par la Police Nationale du 1er janvier au 31 mai des années 2008/2009/2010. Les résultats sont si peu probants que vous vous sentez obligés de préciser : « En ce qui concerne la place Beaumarchais, il faut tenir compte du fait que certains secteurs ne sont pas couverts par la vidéo protection, notamment la montée du n°25, lieu où les dégradations sont en augmentation ». Et oui, monsieur le maire, vous faites la belle démonstration que la vidéo surveillance ne règle rien et qu’au mieux elle déplace le problème. Une évaluation sérieuse comme vous vous y étiez engagé l’aurait très facilement démontré. A ce sujet, nous vous renverrons sur un certain nombre d’enquêtes très sérieuses qui sont invariantes dans ce domaine.
Pour conclure nos commentaires sur cette délibération, nous voulons vous faire d’une de nos interrogations. Pourquoi cette délibération maintenant ? Nous y avons trouvé malheureusement une réponse : en raison du calendrier électoral. On commence donc par une promesse d’une évaluation présentée à tous les échirollois que vous ne tenez pas et vous finissez par mettre le problème de la sécurité sur la table avant l’engagement d’une campagne électorale. Ce sont des méthodes que nous voyons plutôt à droite !

Avant de libérer la parole comme annoncé en début d’exposé, nous avons besoin d’un certain nombre de réponses avant de passer au vote :
• Vous voulez décider de favoriser les projets inter-quartiers par un fonds spécial dédié. Nous voudrions savoir à quelle hauteur vous voulez fixer ce fonds et par qui sera-t-il géré ?
• Vous voulez décider la création de postes d’agent de surveillance de la voie publique. Il s’agit de la transformation des quatre emplois du CSU ou de la transformation et du recrutement de deux nouveaux agents ?
• Pour les espaces publics, l’installation de vidéo protection se fera de manière ciblée, après étude et au cas par cas. Cela veut-il dire que vous vous engagez à ce que toute nouvelle extension ou toute nouvelle installation fasse l’objet d’une nouvelle délibération ?
• Enfin, nous aimerions savoir dans quelle instance (commission ou comité) de concertation cette délibération a été discutée ?
Après avoir entendu vos réponses à ces quatre questions, nous nous déterminerons sur notre vote !

Le maire a, bien sûr, été très excédé par cette déclaration. Dès le départ, il a déclaré ne pas souhaité répondre à nos questions n’ayant pas à répondre à nos injonctions. Monsieur le maire a un problème avec la langue française, il confond question et injonction et délibérément bafoue l’article L2121-13-1 du code des collectivités territoriales qui précise : « Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d’être informé des affaires de la commune qui font l’objet d’une délibération ».

Il nous a ensuite accusés de l’avoir qualifié de malhonnête. Encore une fois, monsieur le maire a un vrai problème avec la langue française. Nous avons dû élever la voix pour lui faire réentendre notre première phrase qui parle du procédé et non de lui. Mais il est vrai qu’il veut tellement à lui seul incarner la politique municipale sans même écouter sa majorité qu’il personnifie tout !

Il est ensuite revenu sur le déroulement du comité de quartier Villeneuve en précisant qu'aucune personne ne s'était opposée au projet de Vidéo surveillance. Nous lui avons fait remarquer que si des gens sont allés dans son sens, il a fallu qu’il les sollicite. Il a essayé une nouvelle fois de nous faire passer pour des menteurs alors qu’il y avait des témoins. Quand nous lui avons demandé de répondre à la simple question suivante : la démarche était-elle spontanée pour vous défendre ? Il a une nouvelle fois refusée de répondre.

Devant son côté très agressif et le débat ne nous semblant pas assez serein pour continuer ainsi, nous avons demandé une interruption de séance, celle ci nous a été refusée, cette attitude bafouant encore une fois l’esprit du règlement intérieur.

Le pire, c’est que deux minutes plus tard, Monsieur le maire a, lui même, interrompu la séance pour donner la parole au responsable de la police municipale. Ce dernier a précisé que les futurs Adjoint de Sécurité de la Voie Publique pourront bien sanctionner les stationnements ce qui allait à l'encontre de notre intervention. Seul bémol, mais d'importance c'est que cette déclaration de Monsieur CARBALLO s'est faite « en oubliant » de préciser que les documents fournis pour ce conseil comportait une grosse erreur. On peut d'ailleurs à ce sujet regretter qu'aucun contrôle de documents ne soit fait avant envoi aux conseillers municipaux surtout sur une délibération aussi importante.

Le groupe UMP, Chantal GOMEZ pour Lutte Ouvrière et Jean Frackowiak du groupe des Verts pourtant dans la majorité se sont abstenus sur cette délibération.

Christian DESCOMBAT pour le groupe société civile a fait une déclaration comme d’habitude « cire-pompe ».

Anne-Sophie MEROT pour le groupe des Verts a précisé qu’elle voterait cette délibération même si ce n’était pas le cas pour tout son groupe. Elle s’est interrogé sue la précipitation a passé cette délibération. Elle a regretté le mélange vidéoprotection et vidéosurveillance et s’est interrogée sur le déplacement des nuisances suite à ces installations.

Le groupe PS, le groupe PC (bien sûr) ont soutenu cette délibération en ajoutant qu’il faudrait en assumer son coût. Très clairement, on est en train de nous dire qu’on va augmenter la fiscalité pour pouvoir payer de nouvelles installations de vidéosurveillance.

Nous avons bien sûr voté contre cette délibération.

Nous n’avons obtenu notre interruption de séance qu’après le vote de cette délibération en renouvelant notre demande. Le maire s’étant certainement aperçu qu’il avait commis une grosse erreur.


Délibération n°20 : Budget annexe de l’eau – décision modificative n°3

Cette délibération faisait apparaître une modification sur le budget annexe de l’eau. Nous avons demandé quoi correspondaient ces 15 000 euros de frais d’étude.
Nous n’avons pas eu de réponse et dix jours après ce conseil nous attendons toujours cette réponse !




En fin de conseil, nous avons posé la question orale suivante :

Nous avons appris par la presse locale (D.L du 17 octobre 2010) de la tenue le jeudi 14 octobre 2010 d’une réunion pour « redéfinir la place du sport dans la ville ».

Nous souhaitons connaître le champ de la réflexion que vous proposez à des personnes bien désignées !
Nous souhaitons également savoir ce que vous pensez lorsque vous dites : « La question de l’avenir de l’OMS et de l’ALE est posée, ces deux structures ne présentant pas pour l’instant une réelle lisibilité ».
On nous a tout d’abord précisé que cette réunion n’était pas publique et donc réservée à certaines personnes. On a ensuite essayé de nous rassurer en nous précisant qu’il s’agissait de réfléchir sur le rôle et les missions des structures, donner plus d’autonomie dans la gestion des équipements, signer des conventions d’objectifs pour le financement.

Autant vous dire que nous n’avons été ni satisfaits de ces réponses ni rassurés sur les intentions de la municipalité. Après l’épisode du bassin extérieur de la piscine, nous craignons une nouvelle
attaque sur le financement des associations sportives pourtant si importantes pour la cohésion
sociale.

Nous reviendrons très prochainement avec un article sur ce sujet.

Vous trouverez en fichier joint l’article du Dauphiné Libéré sur ce conseil.

Le prochain conseil municipal qui aura lieu le mardi 23 novembre 2010 à 18 h 00.


Thierry LABELLE
Conseiller municipal
Président du groupe MODEM

cm_du_26_octobre_2010_jpg.mht CM du 26 octobre 2010_jpg.mht  (2.63 Mo)

Rédigé par Echirolles Démocrates le Mercredi 17 Novembre 2010 à 20:39 | Commentaires (0)


Comme traditionnellement, ce premier conseil après les vacances scolaires, a commencé par un point sur la rentrée par l’adjointe à l’éducation. On constate une baisse globale des effectifs mais assez légère. Mme Madrennes a regretté la diminution des effectifs dans l’éducation nationale et le désengagement de l’Etat dans la scolarisation des deux ans. Elle est revenue sur le déplacement pour travaux des enfants de Jean Jaurès vers Marcel David. Elle a fait remarquer que madame l’inspectrice de l’éducation nationale s’était félicitée de la bonne organisation de ce déménagement. Madame Madrennes ne fait donc pas confiance à l’inspectrice quand elle parle de moyens et de scolarisation précoce mais elle est d’accord quand elle soutient son action. Il s’agit d’une façon très sélective de reconnaitre la compétence des gens.


Délibération n°21 : Demande de permis de construire « algécos » maternelle Joliot-Curie.

A l’occasion de cette délibération, nous avons voulu dire que contrairement à ce qu’avait dit madame Madrennes en début de séance, nous ne nous félicitions pas du maintien d’un algéco à Joliot Curie (surtout en maternelle). Nous considérons qu’il ne s’agit pas de conditions acceptables d’enseignement dans la durée. Nous avions également fait remarquer que si nous avions des prévisions d’effectifs si fiables, comme on veut bien nous le répéter si souvent, nous ne serions pas dans cette situation si fréquemment. Nous avons posé la question suivante : A quand un vrai travail de prospective en termes d’effectifs et donc de gestion de la carte scolaire ? Nous avons souhaité également réagir sur la scolarisation des deux ans. En effet, l’éducation nationale n’est pas la seule a ne pas accepté les moins de trois ans puisque le règlement intérieur de la garderie périscolaire et de la cantine d’Echirolles exclu également ces enfants et de manière encore plus stricte. En effet, même si l’enfant est scolarisé, il n’est pas accepté en périscolaire et à la cantine avec des conséquences importantes pour les familles et pour les enfants. Concernant les effectifs, particulièrement sur le secteur Ouest, nous aurions souhaité connaitre « l’évaporation » vers le privé des élèves de Jean Jaurès suite au déménagement si bien préparé !!!!

Suite à notre intervention, on nous a répondu complètement à côté des problématiques soulevées. On se demande même si on écoute nos interventions ! En effet, on nous a répondu qu’on ne pouvait pas construire des classes pour un besoin passager. Nous demandions simplement d’utiliser un outil qui s’appelle la carte scolaire mais cela semble trop compliqué pour notre municipalité. Le maire a même osé nous dire qu’il n’y pouvait rien si l’éducation nationale ouvrait des classes au dernier moment (peut-être ne souhaite-t-il pas ces ouvertures ?). Visiblement, monsieur le maire ignore que l’inscription des élèves dans le primaire relève de sa compétence et donc qu’il dispose de tous les chiffres avant l’éducation nationale. Les critères d’ouverture et de fermeture de l’éducation nationale (que l’on peut effectivement contester) sont connus de tous et les mesures peuvent très facilement être anticipées sous réserve de vouloir y consacrer une étude sérieuse.

Concernant le périscolaire et la cantine, madame Madrennes nous a répondu que c’était faux et que la ville était soucieuse du rythme de l’enfant. Vous conviendrez que cette réponse est pour le moins contradictoire. Nous vous laisserons juges en regardant le règlement intérieur du périscolaire et de la cantine et vous verrez que madame Madrennes connait trop peu son secteur de délégation. Quand à une gestion intelligente et prospective de la carte scolaire, on se demande si madame Madrennes s’y est déjà penchée.





Délibération n°23 : Vente à la S.D.H de l’ancien bâtiment instituteurs du groupe scolaire Joliot Curie.

Cette délibération était pour le moins surprenante. Il s’agissait d’un joli cadeau de 350 000 euros fait à la S.D.H (c’était pourtant pas encore Noël !!!) sans aucune garantie pour la population accueillie et donc de retour pour les Echirollois. En effet, le bâtiment était proposé à la vente à 750 000 euros à la SDH alors que France Domaine, organisme indépendant, en avait évalué la valeur à 1 100 000 euros. La situation budgétaire de la ville ne nous permet pas ce type de liberté. Le rapport de la cour des comptes sur l’état d’endettement de la ville et l’absence de marge de manœuvre est-il déjà oublié ? Argumenter que le cadeau fait à la SDH est motivé par la nature du projet qui inclut un lieu d'accueil pour aider les familles de patients souffrant de la maladie d’Alzheimer et dont les aménagements seront coûteux, est proprement scandaleux. Nous considérons cette délibération inacceptable devant la situation de la ville et les investissements à prévoir. Nous aimerions bien savoir comment la municipalité compte financer les travaux importants à faire au stade nautique et au centre de vacances Les écureuils à Villeneuve La Salle, pour ne prendre que ces deux exemples, sans recourir massivement à l’emprunt ou aux augmentations d’impôt. La municipalité a peut-être décidé de sacrifier ces deux équipements publics tout comme l’école Vaillant Couturier ?

Suite à cette intervention, on nous a encore accusés de faire courir des rumeurs. Monsieur le maire doit confondre rumeur avec divulgation d’informations non maitrisées par lui. On nous a également dit qu’il s’agissait d’un beau projet. Nous ne discutions pas la qualité du projet mais disions simplement que la ville ne pouvait pas se permettre ce type de largesse financière. Les discussions budgétaires qui arrivent nous dirons une nouvelle fois qui est dans le vrai !!!!




Le prochain conseil municipal qui aura lieu le mardi 26 octobre 2010 à 18 h 00.


Thierry LABELLE
Conseiller municipal
Président du groupe MODEM
Rédigé par Echirolles Démocrates le Mercredi 20 Octobre 2010 à 23:01 | Commentaires (0)


Depuis plusieurs mois déjà les hommes politiques toutes tendances confondues ont retrouvé leur verve d'antan sur un sujet qui a été pendant longtemps « la patate chaude » de notre politique nationale: notre système de retraite.

Alors que certains nous appellent au rassemblement pour défendre nos retraites on est en droit de se demander s'ils n'ont pas oublié leur part de responsabilité dans le fait que nous soyons aujourd'hui le nez contre le mur. En effet, n'oublions pas que l'élection de François Mitterrand en 1981 s'est faite sur la promesse d'une retraite à 60 ans alors que, déjà, messieurs Rocard et Delors avaient conscience que le problème démographique mettrait en danger la pérennité de ce dossier. La crise a dégradé rapidement toutes les données et le gouvernement actuel n'a d'autre choix que de réformer le système. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, il nous paraît prioritaire de relancer notre outil de production afin d'augmenter les actifs permettant de garder viable notre système de répartition. En parallèle, la taxation des produits financiers, ainsi qu'une unification des régimes de retraite doivent être envisagées. Enfin, la volonté de reculer à 67 ans l'âge de départ à la retraite sans minoration pour les carrières incomplètes est inacceptable. En résumé, 62 ans oui (démographie oblige) 67 ans non !

De même, le débat sur l’âge légal a laissé peu de place à une réflexion sur le montant des pensions qui est pourtant la partie cachée de l'iceberg. En ce sens une meilleure rémunération pour chacun est la garantie d'une pension de retraite acceptable. En 2020, les personnes âgées de plus de 60 ans représenteront en France 26% de la population, bien plus qu'un enjeu électoral, une prise de conscience nationale responsable est nécessaire.

Fabienne SARRAT
Conseillère municipale
Rédigé par Echirolles Démocrates le Dimanche 10 Octobre 2010 à 17:02 | Commentaires (0)

Délibération n°1 : Demande de réouverture du bureau de poste de la place Beaumarchais.

Nous avons fait remarquer à l’occasion de cette nouvelle délibération que la municipalité avait changé de position et revenait à quelque chose de bien plus raisonnable. En effet, lors du comité de quartier Ville Neuve du 28 avril 2010, nous avions pu entendre la réflexion surréaliste suivante : « la poste doit prendre ses responsabilités et la ville ne cédera pas et ne participera pas à l’effort ». Dans cette délibération, on pouvait lire la proposition suivante : « examiner les conditions et les modalités éventuelles de participation de la ville aux aménagements nécessaires ». Nous pensons effectivement que la solution ne peut passer que par une réflexion concertée entre la direction de la poste, les représentants des forces de l’ordre, la municipalité et les riverains du quartier Surieux.

Par conséquent, nous avons proposé l’amendement suivant à cette délibération :

Remplacer « autorise monsieur le maire à prendre toute initiative pour rencontrer la direction de la poste et examiner avec celle-ci les modalités concrètes d’une réouverture prochaine » par « décide la constitution d’un groupe de travail composé d’élus de la ville d’Echirolles, de représentants de la direction de la poste, de représentants des forces de l’ordre et d’habitants afin d’aboutir le plus rapidement possible à la réouverture du bureau de poste de la place Beaumarchais ».

Cet amendement a été rejeté même par les autres groupes d’opposition. Nous trouvons cela regrettable. Il n’y avait rien de polémique dans cet amendement juste la prise en compte de toutes les sensibilités, de l’expression des habitants et de la force de l’union pour un objectif commun.
Monsieur le maire veut donc œuvrer seul, en cas d’échec, il devra l’assumer seul. Décidément, notre vision de la démocratie a encore bien du chemin à faire et la démocratie participative ne reste qu’une illusion à Echirolles face à cette municipalité !



Délibération n°2 : Rocade nord de l’agglomération grenobloise – conclusions de la commission d’enquête publique – position de la ville d’Echirolles

Cette délibération qui avait pour objet de réagir à l’avis défavorable de l’enquête publique sur le projet de rocade nord de Grenoble occultait volontairement des points capitaux relevés lors de cette enquête publique.

En effet on pouvait lire dans ce rapport :

« Ce projet ne règle pas les principaux points de congestion, il ne répond pas aux besoins d’intérêt local et génère de forts impacts sur l’environnement des riverains »

« Il était connu dès le lancement de l’étude que l’ouvrage n’apporterait pas de solution radicale au problème des bouchons »

« En augmentant la charge de trafic sur les VRU et autoroutes d’accès à l’agglomération grenobloise, … ce projet aggrave incontestablement la saturation de ces voiries et le problème des bouchons ».

« Une réduction du trafic de 5% avec un péage à 1 euro et de 2% à 3% avec un péage à 2 euros (plus plausible, on pourrait même aller jusqu’à 3 euros aux heures de pointe), ne déleste pas significativement la rocade sud ».

« L’argument du pétitionnaire invoquant une amélioration « globale » des nuisances n’est pas satisfaisant dans la mesure où il subsiste des disparités et un risque aggravé lié aux effets de la pollution de l’air sur la santé, sur des lieux parmi les plus fréquentés et les plus sensibles de l’agglomération grenobloise ».

Alors lorsque l’on lisait dans la délibération que « le conseil municipal demanderait au conseil général de l’Isère d’étudier le bouclage de la rocade routière à l’échelle de l’agglomération, qui apparaît nécessaire pour assurer un équilibre et une solidarité entre les différents secteurs dans le partage de la répartition des charges de trafic pesant, aujourd’hui majoritairement sur les communes riveraines de l’A480 et de la rocade sud », nous espérions qu’il s’agissait d’une méconnaissance du dossier plutôt qu’une provocation.
Cette délibération ne voyait qu’une solution par le bouclage complet de la rocade. Nous considérons que toutes les hypothèses possibles doivent être étudiées avant de faire ce type d’affirmation. La délibération était dans ce domaine d’une mauvaise fois évidente puisque dans la même phrase on peut lire qu’il faut « étudier toutes les hypothèses possibles » et « réaffirmer le principe d’un bouclage complet de la rocade, et s’engager dans la maîtrise d’ouvrage des études et de la réalisation sur le nord de l’agglomération ».

Alors là, nous étions au sommet de l’hypocrisie.

Nous considérions donc cette délibération dans cette écriture actuelle absolument inacceptable et demandions son retrait afin d’étudier une nouvelle écriture. En fait, elle ne faisait que reprendre en pire la délibération de la Métro et ne prenait pas en compte la formulation très raisonnée et d’ouverture de la délibération du conseil général.
Enfin la délibération se terminait par « veiller à la prise en compte de l’expression des habitants d’Echirolles ». Nous demandions la mise en place de réunions publiques sur le sujet à la rentrée pourquoi pas dans le cadre des comités de quartier. Nous avons dit au maire qu’il ne pouvait à lui seul, vouloir représenter l’expression des Echirollois ».

Nous n’avons bien entendu pas été écoutés. Aucun engagement n’a été pris de consulter les habitants (encore un bel exemple de démocratie !).

Les Verts, pourtant dans la majorité municipale, se sont bien sur opposés à cette délibération.
Nous avons alors entendus des discours très surprenants. Tout d’abord, en réponse à la déclaration des Verts, Christian Descombat pour le groupe « société civile » a tenu des propos très irrespectueux, ironisant en préconisant la construction du GR, sentier de Grande Randonnée à la place de la rocade nord. Ce n’est certainement pas ce type de propos qui fera avancer la réflexion.
Ensuite monsieur le maire a déclaré que s’il avait été à la place de son collègue maire de Saint Martin le Vinoux, il aurait été farouchement contre cette rocade. Quand nous parlions d’hypocrisie, nous n’imaginions pas que l’on pouvait aller aussi loin dans ce domaine !!!
Ensuite, on nous a refait le coup du projet de triplement de la rocade sud. Le problème n’est pas de savoir s’il faut une rocade nord ou si l’on risque de tripler la rocade sud mais d’admettre que l’enquête publique à démontré que ce projet de rocade ne répondait aux objectifs recherchés. Il est donc important d’étudier « toutes les possibilités » sans démagogie et en toute objectivité en consultant les personnes concernées, les Echirollois.



Délibération n°11 : Maison des écrits – Tarifs 2010-2011

Cette délibération faisait apparaître une très forte augmentation du tarif des séances des ateliers d’écriture entre 8 et 11%. Nous voulions connaitre les raisons de cette forte augmentation. Nous trouvions très surprenant que l’augmentation de tarif soit relativement plus importante pour les échirollois (11%) que pour les extérieurs (8,1%).
On nous a répondu que cela reste très modeste comme participation mais pas vraiment de réponse à notre interrogation.



Délibération n°12 : DCAP – Tarifs des activités 2010-2011

Les tarifs proposés pour les séjours culturels ne faisaient apparaître aucune cohérence entre les tarifs pour les échirollois et les extérieurs. En effet, la différence est de 50% pour le plus petit quotient familial pour passer par seulement 16% pour le milieu de grille et remonter à 23% pour le quotient familial le plus élevé. Nous considérions qu’une grille tarifaire plus « lisible » en termes de priorité devrait être établie.
Madame ROCHAS, adjointe à la culture, nous a d’abord répondu qu’il s’agissait d’un alignement sur les tarifs d’EVADE, ce qui était dit dans la délibération !
Monsieur le maire a tout de même demandé qu’une étude soit menée sur ces tarifs pour y trouver de la cohérence.




Nous espérons que vous avez tous passés de bonnes vacances et souhaitons vous retrouver nombreux pour le prochain conseil municipal qui aura lieu le mardi 21 septembre 2010 à 18 h 00.

Thierry LABELLE
Président du groupe MODEM


Rédigé par Echirolles Démocrates le Samedi 21 Août 2010 à 14:07 | Commentaires (0)

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